Si « aucune décision définitive n'est arrêtée », le préfet considère que le maintien d'une brigade à Valdoie et Réchésy reste d'actualité.
Le projet de redéploiement des forces de sécurité et la redéfinition des zones de compétences entre police et gendarmerie étant suspendus au niveau national, le cas des brigades de gendarmerie de Valdoie et de Réchésy paraissait réglé, du moins pour le moment. Chargé de mener la concertation avec les élus locaux et de rendre compte aux ministres concernés, le préfet, Gonthier Friedérici, « ne considère pas que le sujet ne se pose plus. La réflexion sera simplement plus longue que prévu. Il nous a été demandé de réfléchir à de nouvelles dispositions, ce qui ne signifie pas diminuer le niveau de réflexion. Une brigade de gendarmerie pour 6000 habitants ou deux brigades dans un même canton, ce n'est pas raisonnable », assure le représentant de l'État. A Valdoie comme à Réchésy, des réunions ont déjà eu lieu entre les élus locaux, les services de gendarmerie et de la préfecture pour examiner les conséquences d'une fermeture des brigades. Le principal souci du préfet est de « ne pas entraîner une baisse du niveau de la sécurité assurée jusqu'à présent aux citoyens des communes concernées mais, au contraire, de le préserver et renforcer rapidement». Il s'agit d'étudier, selon Gonthier Friedérici, les implications d'une fermeture en matière de sécurité. « Il est indispensable de préserver la rapidité d'intervention », indique le préfet qui note que dans une brigade de six personnes, comme c'est le cas à Réchésy, « l'effectif moyen disponible de jour est de trois gendarmes, de nuit de 1,5 car les charges fixes consomment une grande partie du potentiel ». Quel que soient les recommandations qu'il adressera aux ministres, le préfet promet de faire connaître ses conclusions aux maires concernés et les motivations de sa décision.
La brigade de gendarmerie de Valdoie est toujours menacée de disparition.
(Photo « LE PAYS » - J.B.)











