A l'occasion de ses derniers championnats du monde, la Française défend, aujourd'hui, son titre mondial du contre-la-montre.
« J'ai disputé mes premiers championnats à Valkenburg en 1979. Maintenant, la boucle est bouclée » a annoncé la Grenobloise qui envisage de changer de cadre l'an prochain et de partir, peut-être, pour les Etats-Unis. A l'approche de la quarantaine, anniversaire qu'elle fêtera le 31 octobre, la Française tentera, aujourd'hui à Valkenburg, de remporter un treizième titre mondial, celui qui serait son quatrième dans le contre-la-montre. Seule, en effet, la première édition de la discipline en 1994 a échappé à la « cannibale » du cyclisme, médaillée d'argent de l'exercice aux JO d'Atlanta. Moins en vue durant la saison, malgré deux nouvelles médailles d'or aux championnats de France (course en ligne et poursuite), la multichampionne du monde a, surtout, couru aux Etats-Unis. Pour être dégagée des contraintes, loin des responsabilités qui gâchent son plaisir, explique-t-elle. Car, au fil des ans, elle éprouve de plus en plus de difficultés à surmonter le stress dans les courses. Victorieuse l'an passé pour 85 centièmes de seconde, Longo a vu sa marge de sécurité se rétrécir considérablement, voire disparaître totalement. Au point de se montrer réservée sur ses chances de médaille d'or, d'autant qu'elle apprécie peu le froid attendu à Valkenburg. Au départ des 23 kilomètres, une distance légèrement raccourcie par rapport à l'année passée, la Grenobloise partage les faveurs des pronostics avec la championne olympique d'Atlanta, la Russe Zoulfia Zabirova, deuxième l'an passé et lauréate voici deux semaines du GP des Nations dames, voire avec la championne du monde sur route, l'Italienne Alessandra Cappellotto. La France aligne une autre candidate au podium, la Lorraine Catherine Marsal, seconde voici deux ans à Lugano, ainsi que la Normande Albine Caillie, championne de France de la spécialité.











