ACTEUR phare du cinéma français, « produit » parfaitement exportable à travers le monde, y compris aux Amériques, l'immense Depardieu est un boulimique. De travail, s'entend. Car, pour le reste gouleyant ou excitant, c'est sa vie privée. Et les Starr de banlieue sont fermement invités à aller se faire voir. Donc, Gérard bosse. Plus mince que dans « Monte-Cristo », il fait ainsi de la pub pour Cholstat, un nouveau médicament anti-cholestérol. Cette publicité figure depuis quelques jours dans la presse médicale, et seulement dans celle-ci, puisqu'en France la publicité pour les médicaments délivrés sur ordonnance est interdite dans les médias grand public. « C'est énorme », annonce Depardieu sur la première page de l'encart publicitaire, « et pourtant c'est tout petit », dit-il sur la deuxième page à propos de cette « statine micro-dosée » destinée à traiter les hypercholestérolémies. En d'autres endroits, Depardieu (qui a envie depuis longtemps d'incarner Vatel, le... cuisinier du Grand Condé) fait aussi la pub de pâtes italiennes. Rien ne dit que la « pasta » donne du cholestérol mais, pour faire bonne mesure, le comédien pourrait aussi se proposer pour la réclame du Xénical, le nouveau produit contre l'obésité.











