Michael Douglas reprend Hitchcock et des lilliputiens sauvent une famille.
Auteur de films d'action comme « Piège en haute mer » ou « Le fugitif », Andrew Davis signe avec « Meurtre parfait » un remake de « Dial M for murder » d'Hitchcock, avec Michael Douglas dans un rôle de « méchant », emploi qu'il n'avait pas eu depuis « Wall street » en 1984. Davis et Douglas ont cherché à renouveler le film de Sir Alfred, notamment en étoffant le personnage (effacé) tenu à l'origine par Grace Kelly et repris par Gwyneth Paltrow, devenue une jeune femme indépendante, active, interprète de haut niveau à l'ONU. Si chez Hitchcock, le mobile de la machination était la jalousie, les choses sont moins claires ici... Douglas interprète le rôle d'un financier de haut vol aux abois qui voit dans la disparition de sa richissime épouse la solution à ses problèmes. Comme Andrew Davis n'a pas eu l'occasion de jouer sur la très fine mécanique de la machination qui est au centre du suspense, il s'est attaché à peindre l'univers de la très riche société américaine, inventant des personnages secondaires, créant quelques intrigues annexes qui, hélas, n'enrichissent pas vraiment le propos. Au bout du compte, « Meurtre parfait » donne le sentiment d'une mécanique artificiellement gonflée. Créés voilà 45 ans par la romancière Mary Norton, les « Borrowers » (littéralement « emprunteurs») vivent à notre insu, cachés dans nos murs et sous nos planchers, et si vous avez égaré une chaussette, il y a de fortes chances qu'elle leur serve de couette moelleuse. Ce gentil peuple de lilliputiens chapardeurs emprunte juste ce dont il a besoin, un stylo pour construire un pont, quelques timbres de collection pour décorer leur salon... Le jeune Pete Lender attrape un jour la minuscule Arrietty, d'abord terrifiée par ce géant. Mais les deux enfants deviennent vite amis. Las, la grande demeure où habitent la famille Lender et les petits squatters clandestins, est convoitée par l'odieux Ocious Potter (John Goodman) qui veut la raser... sans connaître l'histoire de David et Goliath. C'est la première fois que les « Borrowers », héros de la littérature enfantine déjà adaptés à la télé, s'incrustent sur grand écran. Réalisé par l'Anglais Peter Hewitt, « Le petit monde des Borrowers » est une comédie d'action, bourrée de gags et d'effets spéciaux, drôle et rythmée.
« Meurtre parfait »: Mortensen, Paltrow, Douglas.











