« Les procédures ne sont pas assez claires. La DRAC a défini les sites intéressants dans le Bas-Rhin, mais sans transmettre l'information au Service départemental d'architecture, qui instruit une grande partie des permis de construire », affirme Alphonse Troestler. Il voudrait une démarche globale plus cohérente des archéologues, et non des réactions ponctuelles. Il déplore les conditions d'intervention de l'AFAN (Association pour les fouilles archéologiques nationales). Conditions de délai (« l'aménageur aurait besoin de savoir où il va pour pouvoir commercialiser correctement sa zone ») et financières. Car c'est l'aménageur -ici Rosheim- qui paie les fouilles. « La Ville a versé 450 000 F à l'AFAN depuis 1995 pour quatre campagnes de fouilles au Rosenmeer, le conseil général 800 000 F pour celles du giratoire proche. Les fouilles au lotissement Ste-Odile avaient coûté environ 400 000 F. Or, l'AFAN a un quasi-monopole de fait et nombre d'élus remettent en cause cette structure. Les payeurs voudraient voir plus clair dans ce qu'ils paient. Et est-il logique qu'une petite commune doive payer seule ? L'Etat verse zéro franc. Même pour des sites d'intérêt européen ». Pas question pour Alphonse Troestler de remettre en cause les recherches archéologiques. Mais l'élu souhaite « des rapports plus partenariaux » entre les communes et l'archéologie professionnelle publique.











