Les 10 et 11 octobre se tient, à l'Écomusée d'Alsace, le 3e Festival du Bassin potassique. Une animation culturelle et sportive qui vise à faire connaître toute la richesse d'une région et à conserver vivante la mémoire des mineurs.
C'EST UN FESTIVAL encore jeune, mais dont les objectifs sont clairement affichés par les organisateurs : « Nous voulons montrer que le Bassin potassique est riche de son histoire, de son économie et de ses hommes. Avec une priorité : maintenir la mémoire des mineurs vivante », explique Jean-Jacques Still, secrétaire du comité d'entreprise des MDPA. « L'objectif c'est de mettre en valeur des ressources culturelles et scientifiques, celles de la tradition et de la modernité industrielle ».
LES GENS DU BASSIN POTASSIQUE
Autant dire « Bassin potassique, pas mort » et c'est dans cette perspective de reconversion - la fermeture définitive des Mines en 2004 - que des initiatives culturelles se mettent peu à peu en place... en attendant la création, à terme, d'un véritable musée du sel et de la potasse. Le Festival s'inscrit dans cette démarche avec pour thème principal cette année : « Les gens du Bassin potassique». Une façon de mettre en valeur toute la richesse humaine du bassin. Deux temps forts ces 10 et 11 octobre : la photo, support de mémoire, et le 70e anniversaire de l'Harmonie des mines (lire également le programme). Les organisateurs (le CE des MDPA, l'Écomusée et l'union locale des MJC), ont fait venir de Tchéquie un photographe - Jindrich Streit - qui, durant un mois, a sillonné le Bassin, son Leica en bandoulière.
SPORT, CULTURE ET TRADITIONS
De son reportage, il tire une exposition qui sera visible à l'Ecomusée, ainsi qu'un livre d'art.« Les photos de Streit permettent en quelque sorte d'immortaliser la vie dans le bassin et de mieux faire connaître les mineurs. Ces photos iront au-delà d'Alsace et de nos frontières, à travers différentes expositions », souligne Jean-Jacques Still. Voilà pour la dimension humaine, qui sera complétée par l'habituelle exposition d'artisanat « Les Talents du mineur » et une animation minière réalisée par les bénévoles qui restaurent depuis plusieurs années, les installations du carreau Rodolphe, à proximité de l'Ecomusée. Avec une nouveauté cette année : la présentation de machines du fond en fonctionnement. Le festival ne néglige pas pour autant la géographie du Bassin, marquée par la présence de terrils et de chevalements. C'est la partie sportive, ou découverte plutôt, qui propose aux vététistes et aux marcheurs de sillonner, dimanche, la « route du sel » et les paysages du Bassin potassique. Et pour les vrais sportifs, un duathlon VTT-course à pied est prévu (dimanche à 10 h 15). De façon un peu plus originale, il sera aussi possible de découvrir le Bassin potassique depuis le ciel, en ULM (samedi et dimanche). Le pilote : un ancien mineur qui a réussi sa reconversion. La musique et les animations plus folkloriques, qui tiennent compte de l'apport de la culture polonaise au Bassin potassique, n'ont pas été oubliées par les partenaires du festival. C'est ainsi que l'Harmonie des mines profite de cette 3e édition pour fêter, samedi à l'Ecomusée, son 70e anniversaire tandis que les groupes folkloriques alsacien (D'Blätzer Säck) et polonais (l'Aigle blanc) se produiront dimanche lors d'un grand marché paysan. « A travers cette manifestation, nous essayons de maintenir et même renforcer la cohésion sociale du Bassin. On veut transmettre un héritage, mais aussi pérenniser des acquis sociaux et culturels », conclut Jean-Jacques Still.
La musique et les animations plus folkloriques qui tiennent compte de l'apport de la culture polonaise au Bassin potassique, n'ont pas été oubliées par les organisateurs du festival.











