Après la pollution de la Reigne, petite rivière qui traverse Lure, le conseiller municipal luron, Gilbert Brouillard, s'interroge sur ce qui va être fait. Lettre ouverte !
C'est dans le cadre de ses fonctions de président du syndicat intercommunal de l'aménagement de la haute-vallée de l'Ognon, que Gilbert Brouillard intervient sur ce problème. « Une fois encore, le réseau obsolète d'assainissement de la ville de Lure laisse apparaître ses carences. En effet, en moins d'un mois d'intervalle, la Reigne vient de subir les mêmes outrages que l'Ognon.Un manque d'entretien d'un décanteur serait à l'origine de l'incident. Comment cela est-il possible ? Qui sont les responsables ? A deux reprises, les services de l'Etat ont fait preuve d'insouciance. N'aurait-il pas été plus logique de travailler d'abord en amont, c'est-à-dire améliorer le réseau d'assainissement, plutôt qu'en aval, par l'implantation de la nouvelle usine de dépollution qui ne digère que ce qu'on lui donne à manger » dit-il. Le président Brouillard réaffirme son opposition au choix du site de cette usine et il a averti, par écrit, les différentes municipalités des problèmes de rejet dans l'Ognon et la Reigne. Evoquant la situation de Lure, il précise,« qu'elle est plus qu'affligeante au regard des sommes considérables collectées par l'organisme fermier chargé de la gestion de l'eau, dont une partie est certainement affectée à la compensation de la consommation de l'eau sans borne de certains ». Il ajoute : « Avant de payer plus de 20 F le M3 d'eau potable et usée, il est urgent d'agir pour que les cours d'eau lurons ne trinquent plus à la santé du contribuable ». Il souhaite une prise de conscience générale de la part des collectivités, des gestionnaires, des services de l'Etat, des associations et encore des particuliers,« autour d'une gestion sans rejet de l'eau à Lure. Il faut faire la lumière sur les problèmes, les solutions, les décisions, les coûts et les échéances. Les enjeux sont très importants pour qu'on ne réagisse pas. Faisons chacun et ensemble un effort pour préserver un élément essentiel à la vie : l'eau » conclut Gilbert Brouillard.











