La saison 98/99 comprendra une comédie, une farce et une revue satirique. On commence à la fin du mois.
LA 89e saison du Théâtre alsacien de Guebwiller commencera à la fin de ce mois, succédant à une saison pas comme les autres puisque 97/98 a été marqué par la programmation de deux oeuvres dites « sérieuses », notamment « Kachfritig » de Raymond Weissenburger traitant du drame du chômage. Si le public n'a pas toujours suivi le TAG dans ses excursions hors des sentiers battus du théâtre dialectal réservés, selon certains, au rire, cette expérience aura été particulièrement enrichissante pour les comédiens qui ont ainsi eu l'occasion de se glisser dans des personnages plus affinés qu'à l'habitude et d'étendre leur jeu à des personnages moins stéréotypés.
Il en est de même pour le public qui a assisté à ce spectacle, pouvant ainsi juger de la réelle valeur des acteurs tout en se plongeant dans les véritables problèmes de notre temps.
CHANGEMENT DE CAP
Changement de cap pour cette nouvelle saison. Ou plutôt, retour au rire, car les expériences sont faites pour être tentées mais non renouvelées systématiquement. Ainsi qu'il est de coutume, cette saison comportera trois spectacles. Elle commencera dès la fin du mois d'octobre avec « Babyboom in schwarz un wiss », comédie de Raymond Weissenburger. Cet auteur bas-rhinois, avec quasiment une pièce par an retenue par le comité de lecture, paraît particulièrement lié au TAG. Il est vrai que, jeune, il s'avère particulièrement prolifique, possédant une verve permettant de rire de (presque) tout. Cette fois-ci, il s'attaque au racisme et à la différence à travers une oeuvre pétillante, drôle et cependant propice à la réflexion, car le sujet est grave. La mise en scène sera assurée par Pierre-Paul Fimbel et Didier Foechterlin, dont ce sera la première expérience en la matière. Le TAG, afin d'assurer son avenir, pratiquer l'amalgame entre jeunes et anciens. La pièce, la dernière écrite par l'auteur, est une création dans le Haut-Rhin, et figure également au programme de la saison du Théâtre alsacien de Strasbourg.
PLACE AUX MAUVAISES LANGUES
En janvier, le TAG renoue avec sa tradition de la revue satirique, interrompue il y a un an pour ne pas concurrencer le Nets. Intitulée « Beesi Miller », elle sera conforme à la loi du genre, réunissant toute la troupe (notamment les jeunes), abordant politique et vie locale passées au tamis de la satire par Popaul Frick et Jean-Michel Clavey. Ce dernier assure également la mise en scène de cette revue qui comportera bien entendu chants et danses pour accompagner des sketches corrosifs. Autour de Pâques, la saison se terminera avec « Do stimmt ebis net ». Il s'agit d'une farce écrite par l'Allemand Franz Arnold. Fondée de manière très classique sur des quiproquos, cette pièce devrait convenir parfaitement aux spectateurs pour qui le rire est le moteur principal du théâtre dialectal. Mise en scène de Freddy Mantot. Enfin, au courant du mois de mai, le TAG participera au centenaire du poète guebwillerois Emile Storck en présentant une soirée poétique.
COURS DE DIALECTE:: Popaul Frick, président du TAG reprendra ses cours de dialecte le mercredi 14 octobre à 14 h au théâtre municipal rue des Chanoines à Guebwiller. Ces cours sont gratuits et visent à former des jeunes pour le TAG.
L'ensemble de la troupe, notamment les jeunes, participera à la revue.
(Photo « L'ALSACE » - BE)











