Les pêcheurs sont hostiles au projet d'interdire une partie de la rivière à la pêche et lance une pétition.
« A l'intérieur de cette réserve, il a été décidé d'interdire la pêche dans la rivière la Savoureuse, sur la moitié du parcours situé dans la commune de Nommay, malgré l'opposition du maire. La fédération départementale des AAPMA du Doubs, le conseil supérieur de la pêche estiment que l'interdiction de la pêche est absurde et incompréhensible, ce lieu n'ayant pas la même valeur que la zone du lac de Remorey classée réserve ornithologique, où la pêche est interdite. Dans les réserves nationales, la pêche n'est pas interdite. Sur le Dessoubre, quelques parcours (1 km environ au total) sont mis en réserve par les AAPMA concernées et à leur seule initiative.» Chez les Luttenauer, détaillant d'articles de pêche, les amateurs ne décolèrent pas. « Il ne nous reste plus qu'une partie congrue du territoire. Nous ne pouvons plus aller sur l'Allan canalisé. Nous avons de moins en moins la possibilité de pêcher alors que nous payons un droit de pêche de 400 F par an. C'est comme si on nous donnait une voiture sans le permis de conduire » explique Gabriel Luttenauer. Pour les pêcheurs, cette décision de mettre en réserve totale un kilomètre de la rivière, c'est pour faire plaisir aux écolos durs, « ceux qui installent des niches à cormorans». « Il n'y a rien à protéger dans ce secteur. peut-être des roseaux qui sont mangés par des ragondins». Les pêcheurs se déclarent amoureux de la nature et rappellent qu'ils s'occupent de nettoyer les rivières mais ils veulent aussi avoir un accès rapide au plan d'eau. « Un carpiste qui a 50 à 60 kilos de matériel ne veut pas faire un kilomètre avec son sac à dos ». Et de faire remarquer que la fameux kilomètre où il sera interdit de pêcher pendant trois ans est très peu fréquenté. « C'est une question de principe. Nous ne voulons pas d'interdiction». La pétition sera remise à Louis Souvet, président du DUPM. Les pêcheurs ne manquent pas de faire remarquer qu'ils sont aussi électeurs et déplorent que l'on fasse peu de cas des avis et remarques du responsable de la délégation régionale de la pêche, des gardes du conseil supérieur de la pêche et de l'amicale des AAPPMA de la région de Montbéliard qui regroupe neuf sociétés.











