Gérard Depardieu surprend, agace et déclenche les passions. Cette semaine, L'Événement du Jeudi résume à sa manière, iconoclaste, le parcours du futur Astérix : « Depardieu en fait-il trop?» L'hebdomadaire rappelle à ses lecteurs qu'« il va incarner Obélix et Charles de Gaulle, l'esprit gaulois et la pensée gaulliste, illustrant en accéléré, du premier au dernier chapitre, le tome premier de l'Histoire de France ».
On ne résiste pas à Depardieu disent les médias. Evidemment, même si, quelquefois, comme à propos de son accident de moto, l'acteur se passerait bien de cette publicité malencontreuse.
Le vigneron, n'hésite pas à abandonner un temps les saveurs de ses vins pour l'odeur de l'or noir et quelques -grosses- poignées de dollars aussi « al dente » que les Barilla qui lui font mettre du beurre dans son plat de pâtes aux épinards. Ceux qui crient à « l'alimentaire » en seront pour leurs frais. Depardieu a mis la main à la poche pour les 100 millions de francs qu'a coûté le Comte de Monte-Cristo. Entre Dantès et Dantesque et Danton, il a décidé de se battre pour porter à l'écran les grands noms de notre littérature. Comment le critiquer alors que Disney transforme notre bossu national en « Quasi»? Evidemment, si vous aimez le côté midinette du colosse, Paris Match a traqué sa liaison avec Carole Bouquet. On apprend qu'il a acheté les droits de « Un pont entre deux rives », un film qu'il va produire pour son amie. Autre annonce de L'Événement du Jeudi : un film dont Depardieur serait l'auteur et son retour au théâtre en 1999 dans « Les Portes du ciel». C'est tout pour le moment...
Depardieu : de Gaulle, Jean Valjean, Quasimodo et Dantès.











