La MNEF poursuit en diffamation une ancienne salariée, qui l'a accusée, hier dans les colonnes d'« Aujourd'hui-Le Parisien », d'avoir détourné 100 millions de francs par an dans l'immobilier et l'assurance. Selon cette ex-chargée de mission, qui a souhaité garder l'anonymat, il existait « un système très organisé de détournements de fonds ». « Une incroyable kyrielle de filiales qui fonctionnaient comme des poupées russes cachait d'autres sociétés, qui elles pompaient véritablement l'argent des étudiants et de la Sécurité sociale.» Elle dédouane toutefois en partie le PS, également visé dans l'affaire : « Par rapport à l'ensemble du gâteau, les politiques n'ont eu que des miettes ». Contre-attaque de la MNEF, dans un communiqué : « La collaboratrice en question a été licenciée pour faute en 1997. Il apparaît donc que la campagne menée par cette salariée est bien le résultat d'une grande amertume due à son licenciement et qu'elle conduit avec acharnement une tentative de destabilisation de la MNEF fondée sur la calomnie et les réglements de comptes personnels. (...) La MNEF tient à rappeler une fois encore que sa gestion est saine et ses finances équilibrées.»











