La fête de la musique permettra à de nombreux groupes sélestadiens de se produire en public. Il y en aura pour tous les goûts.
Depuis 17 ans qu'elle est là, la fête de la musique est devenue un rendez-vous familier pour tous les amateurs de musique. Chaque année, Sélestat ne manque pas à l'appel et, en ce premier jour d'été, les oreilles sont happées, titillées, charmées au coin des rues par tout ce qui s'appelle musique ou qui y ressemble. Au départ, le but de l'opération était d'inciter tout un chacun de s'exprimer par la musique. Mais, pour éviter que la manifestation ne devienne une apologie du bruit, quelques mesures ont été prises. Aussi, l'Office de la culture de Sélestat se charge d'organiser sur le plan logistique les principales manifestations. Ainsi, une scène avec sono sera montée sur la place de la Victoire et accueillera dès 14 h des groupes exclusivement sélestadiens, qui présenteront un éventail plutôt éclectique de la musique contemporaine. On commencera par une animation hip-hop, suivie de l'orchestre Galaxie, de la prestation du groupe Evasion de l'APEI. A 17 h, ce sera au tour de l'Accordéon Club de l'Ill, du groupe Larme d'océan, puis du groupe de new jack Ab one and New city deaf/08, du groupe des Lutins, de Lamaha, un groupe de fusion, avant que n'arrive Francis Keller, chanteur de rock, à 22 h.
ROCK ET CHOEURS
Le rock sera encore à l'affiche au square Ehm, avec les animations hip hop, et les groupes Blowzed, Basic Noise, Orange Bud, The Buresins, qui se produiront entre 17 h et 21 h, avant de céder la place à un boeuf. Dans la matinée, sur le même square, l'orchestre Haut-Koenigsbourg, qui, habituellement, répète le samedi, partagera avec le public son heure de répétition hebdomadaire. Dans l'après-midi, la place d'Armes sera investie par l'homme orchestre Paolo Nassi, pendant que dans la cour de l'école du Centre, les orchestres classiques et de jazz de l'école de musique et le groupe Carpe Diem donneront un concert en mémoire de Bertrand Heinrich, jeune batteur et guitariste, disparu en juillet 97. Autre genre au même moment dans la rue du 4 e Zouave, avec le groupe de « percussions industrielles » Tanz Debil, celui de folk psychédélique S. et ses amis, et Wax, qui donne dans le tribal metal groove. Un peu plus tard, à partir de 19 h, on pourra retrouver l'orchestre Galaxie, place des Moulins, tandis que la soirée techno débutera à 20 h à la Loco. Des animations autour de la gare et au buffet de la gare sont également prévues. Enfin, à 20 h 30, la chorale A Coeur Joie chantera devant le parvis de l'église Saint-Georges et on pourra retrouver la chorale évangélique sur le parvis de l'église protestante, à la même heure. Mais le jour de la fête de la musique est aussi celui de la liberté, et, spontanément, tous les musiciens qui sentiront leur fibre musicale les chatouiller pourront s'installer dans la rue pour pousser la chansonnette, ou exécuter la danse du soleil pour repousser les nuages qui sont souvent au rendez-vous. En n'oubliant peut-être pas cette réflexion de Miles Davis : « Pourquoi jouer autant de notes ? Il suffit de ne jouer que les plus belles...»
La fête de la musique est devenue au fil des ans un rendez-vous culturel incontournable.
(Photo « L'ALSACE » - D. G.)











