La certification ISO 14001 vient d'être accordée à l'entreprise bisontine Berg Electronics soucieuse de l'environnement.
Après avoir obtenu, en 1989, une première certification qualité, ISO 9001, l'usine Berg Electronics de Besançon, vient d'être certifiée ISO 14001, à l'issue d'une démarche qui a duré trois ans. La certification 14001 impose le respect de normes mondiales de gestion et de protection de l'environnement. Avec ce système, mis en place depuis 1993, ce n'est pas tant la qualité de réalisation du produit qui est en jeu, que les conséquences de la production sur l'environnement. « En entreprise, les nuisances sont de quatre ordres : les bruits et les déchets sont polluants. Les nuisances touchent également l'air et l'eau. La certification ISO 14001 est un système de management de l'environnement. Partant de l'analyse et du contrôle des nuisances, elle impose de mettre en place une documentation (NDLR : de procédures et d'instructions) dans l'entreprise, voire dans chaque atelier. En second lieu, les responsables de l'entreprise doivent indiquer clairement les dispositions de gestion des nuisances », explique Jean Bonjour, coordinateur environnement chez Berg.
CERTIFICATION SUR PIÈCE
Pour accéder à cette certification, les entreprises doivent suivre une prodécure impliquant la définition d'une politique environnementale, la planification des actions visant à en concrétiser les objectifs, la mise en place des moyens de gestion de l'environnement, la définition de moyens de contrôle et des procédures d'évaluation. Un audit de l'organisme accréditeur succède à la mise en place de ces procédures. Pour la validation de son système, Berg Electronics Besançon a retenu Llyod's Register Quality Assurance. Pourquoi la Llyod's ? « Parce que c'est un organisme mondial qui permet une couverture de nos vingt et un sites de par le monde », réagit Michel Haon, ancien coordinateur environnement. Depuis quelques années déjà, Berg Electronics, qui utilisait ou utilise encore des produits de base toxiques, tels que l'acide fluorhydrique, le trichoroéthane, le chlorofluorcarbone, les sels de plomb, d'étain, de nickel..., les a, soit sensiblement réduits, soit éliminés. L'entreprise a pu ainsi décrocher la nouvelle certification en juillet 1997. Celle-ci n'est cependant pas acquise définitivement : « Il y a des audits tous les six mois, et elle est remise en question tous les trois ans. Pour garder sa certification, il faut qu'on a bien évolué dans la gestion de l'environnement », note Michel Haon. Nombreuses sont aujourd'hui, les entreprises franc-comtoises qui s'intéressent à l'expérience de Berg. Elles ne sont pas les seules : Dominique Voynet, ministre de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire est venue en personne, vendredi, rendre visite à l'entreprise bisontine dont elle a salué l'initiative.











