Les Tram ont présenté, hier, huit nouvelles lignes scolaires directes en fonctionnement dès la rentrée scolaire. L'occasion de demander aux collégiens et lycéens ce qu'ils pensent du bus.
ONZE HEURES hier avenue Kennedy, une petite poignée de collégiens vient de terminer les cours. Sitôt la grille franchie, la majorité se dirige vers l'abri de bus avec la ferme intention de rentrer le plus vite possible à la maison.
David, 15 ans, attend le bus n°1. Il le prend chaque jour pour se rendre au collège : « Je prends le bus car je n'ai pas de scooter. C'est pratique, mais je trouve que c'est cher.» Son ami Mathieu prend lui aussi le bus, quotidiennement depuis 4 ans ; il trouve que « des progrès ont été faits. Les bus sont de plus en plus confortables et ils arrivent à l'heure. Les arrêts ont été bien réaménagés, plus loin de la route». Et la violence ? Tous les deux la constatent régulièrement, mais n'ont jamais eu à la subir. Il faut dire que leur trajet se limite à dix minutes. Leur bus arrive. Ils sautent dedans sans répondre à la question. À peine une heure plus tard, les élèves sortent en masse du collège. Les bus des lignes 1,2 et 15, déjà bondés, sont pris d'assaut. Kevin, 13 ans, voyage en bus depuis cinq ans, il ne s'y sent pas trop en sécurité. Il souhaiterait qu'il y ait plus d'agents d'ambiance. Déborah, 19 ans, fait ses études à l'IUT. Depuis qu'elle a son permis de conduire, elle prend le bus beaucoup moins souvent. « Je me souviens dit-elle, qu'à l'heure de la sortie des lycées et des collèges, c'était de la folie.» C'est pour tenter d'y remédier que les Tram ont présenté, hier, huit nouvelles lignes scolaires directes qui fonctionneront dès la rentrée.
Les bus « Tribus » emmèneront collégiens et lycéens à leur établissement scolaire matin, midi et soir ce qui devrait leur faire gagner entre 6 et 19 minutes de temps de parcours.











