Pendant la durée du Mondial, des militaires sont affectés en renfort.
L'EuroAirport de Basel-Mulhouse ne dessert pas directement un site de la Coupe du monde de football. Il n'en est pas moins concerné, puisque des supporters des équipes des pays de l'Est, de l'Italie ou de l'Allemagne, notamment, peuvent transiter par la plate-forme. De plus, l'EuroAirport s'est quelque peu dégarni de ses fonctionnaires de police habituels, 18 d'entre eux dont l'une des trois équipes de démineurs, ayant été appelés à renforcer les effectifs des aéroports de Paris, Lyon, Marseille, principales destinations du réseau des villes du Mondial. Comme l'a précisé récemment Guy Le Queux, directeur départemental du contrôle de l'immigration et de la lutte contre l'emploi clandestin (DDCILEC) du Haut-Rhin, l'aéroport de Bâle-Mulhouse normalement doté de 57 fonctionnaires de police, bénéficie depuis plus d'une semaine du renfort de l'armée. En tout, 27 cadres de métier et soldats du contingent du 402e régiment d'artillerie basé à Chalons-en-Champagne, assurent, par rotation journalière de neuf militaires, des missions d'appui et de sécurité. En outre viennent d'entrer en fonction les premiers adjoints de sécurité, recrutés et formés dans le cadre du plan « emplois-jeunes ». La DDCILEC du Haut-Rhin en embauchera douze en 1998, dont cinq sont affectés à l'EuroAirport. Ces adjoints de sécurité remplaceront les auxiliaires de police, jeunes du contingent qui font leur service national dans la police, lesquels disparaîtront avec la fin de la conscription et la mise en place de l'armée de métier. De plus, le plan Vigipirate de surveillance renforcée est réactivé à l'EuroAirport à l'occasion du Mondial. A toutes les mesures habituelles et sécurité, s'ajoute la fermeture des terrasses.











