Une mère de 47 ans a tué ses deux enfants de 6 et 8 ans avant de se donner la mort.
LE DRAME s'est vraisemblablement déroulé dans la nuit de dimanche à lundi. Des voisins ont été étonnés, lundi, par le calme de la maison de Roswitha Wendling, rue de Sarlat à Sundhouse. Une fille aînée de Mme Wendling, qui demeure au village a été prévenue que les deux jeunes enfants Dimitri, 6 ans et Roberta 8 ans, n'avaient pas fréquenté l'école durant la journée.
DÉPRESSION
Sachant que sa mère souffrait de dépression, elle a appelé lundi soir le médecin de famille également chef de corps des sapeurs-pompiers de Sundhouse, le commandant Jean-Paul Sattler. Il lui a conseillé de prévenir les gendarmes. C'est vers 22 h 30 que la patrouille de la brigade de Sundhouse a pu pénétrer dans la maison et que le drame a été découvert. La mère s'était donné la mort par pendaison et les deux enfants gisaient dans leurs lits. Les premières constatations ont permis de déduire qu'ils étaient morts par étouffement. Pour le voisinage, comme pour le maire de Sundhouse, M. Ritzenthaler, rien ne laissait présager une telle fin tragique : « C'était une maman qui s'occupait bien de ses enfants et la maison était propre et bien tenue », expliquait hier le maire en ajoutant : « Elle était connue pour être dépressive et pour avoir quelques problèmes financiers. Avec le centre communal d'action sociale nous avions déjà pu l'aider et elle était suivie par une assistante sociale. » Roswitha Schmitz, née en 1951 à Emmendingen (pays de Bade), avait épousé Paul Wendling de Baldenheim. Le couple avait eu quatre enfants, aujourd'hui tous installés.
« UN DRAME DE LA DÉTRESSE »
En 1979, M. Wendling est décédé. Son épouse avait alors élevé les quatre enfants et fait construire une maison dans la rue de Sarlat à Sundhouse. Quelques années plus tard elle s'est mise en ménage dans un autre village du Ried et elle a donné naissance à Roberta et Dimitri. Mais le couple s'est séparé et Mme Schmitz-Wendling est alors revenue avec ses enfants habiter sa maison de Sundhouse. Ces derniers mois elle était sans emploi et rencontrait des difficultés financières. L'électricité de la maison avait été coupée début juin. « C'est un drame de la détresse humaine », a commenté hier le capitaine Caminade, commandant de la compagnie de gendarmerie de Sélestat. L'ancien compagnon de Mme Wendling avait ramené les enfants à Sundhouse, dimanche soir, après avoir passé la journée avec eux. Et leur mère ne lui aurait fait part d'aucun problème particulier. Des voisins ont encore vu les enfants dans la soirée, avant la terrible nuit. Une information judiciaire a été ouverte pour déterminer les causes de la mort des trois personnes. Durant la nuit, les gendarmes de Sundhouse ainsi que leurs collègues des brigades de recherches de Sélestat et Strasbourg ont relevé tous les indices dans la maison. Dans la journée ils ont effectué l'enquête de voisinage et entendu le père des deux enfants. Une autopsie des corps, demandée par le juge d'instruction, sera faite à l'institut médico-légal de Strasbourg. Mais les premiers éléments de l'enquête confirment la thèse du suicide précédé du meurtre des deux enfants.
C'est dans cette maison de la rue de Sarlat à Sundhouse que s'est déroulé le drame dans la nuit de dimanche à lundi.











