AUJOURD'HUI, à Paris, le conseil des ministres se penche, notamment, sur le projet de loi constitutionnelle relatif à l'égalité entre les femmes et les hommes. Hier, à Kaboul, la milice religieuse islamique des taliban -qui détient le pouvoir dans la capitale de l'Afghanistan- a fermé toutes les écoles pour filles et les centres professionnels pour femmes qui avaient été créées, en désespoir de cause, dans des maisons privées. Les « étudiants en théologie », c'est ainsi qu'ils se sont nommés, accusent ces établissements de la dernière chance, de diffuser une propagande qui leur est hostile. L'enseignement, c'est mauvais pour les femmes. Les soins aussi d'ailleurs, puisque l'on a vu des femmes jetées hors des hôpitaux. Masquées derrière un épais treillis de tissu, qui ne laisse passer que l'ombre de la vie, on peut se demander ce qui -en fin de compte- est bon pour elles. A Kaboul, c'est vraiment hier pour les femmes, et les efforts des taliban les entraînent vers avant-hier. Heureusement, à Paris, c'est aujourd'hui...











