L'Abrapa avec les associations prestataires de services aux personnes âgées, réclame une révision de la loi de finances 1998, pour sauver son activité de la faillite.
Au sein de l'Abrapa (Association bas-rhinoise d'aide aux personnes âgées) qui emploie 1540 personnes, 1200 personnes interviennent comme aides ménagères à domicile. Ces aides sont aujourd'hui directement touchées par la loi de finances 1998 qui modifie les critères de calcul de la réduction des charges sociales pour les bas salaires. Car « ces modifications importantes entraînent mécaniquement et structurellement un surcoût horaire que nous avons chiffré à 2,24 F de l'heure », comme l'a expliqué mardi le président de l'Abrapa, Jean-Jacques Pimmel. Sur l'année, compte tenu des heures prévisibles, la perte d'exploitation s'élèverait à 2,5 MF. Un surcoût que l'Abrapa juge inadmissible même elle estime être moins touchée par cette mesure que d'autres associations en France, en raison de la structure de son personnel, de l'ancienneté de ce dernier et de la durée de travail largement supérieure à la moyenne nationale. Ailleurs en effet, le surcoût horaire atteint en moyenne 5 F. A cette mesure nouvelle s'ajoute le fait que la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV), « bloque le taux de remboursement des horaires d'aide ménagère à sa valeur de 1996, ce qui va, en outre, représenter un manque à gagner de 800 000 F pour 1998 », souligne le président. Sans oublier les augmentations prévisionnelles du SMIC qui « vont encore aggraver fortement cette situation dans la mesure où 50 % de nos aides à domicile sont payées au SMIC », analyse Jean-Jacques Pimmel. Comme l'ensemble des associations prestataires de services, membres de l'UNASSAD*, l'Abrapa a rencontré le préfet mardi matin afin de lui exposer ses arguments et lui remettre une pétition signée par plus de 8000 personnes. Afin de préserver son action, l'Abrapa, demande « des mesures urgentes, même si elles doivent être provisoires », avant la mise à plat des modes de financements, initiée par Martine Aubry et prévues au mois d'avril. L'association propose aux pouvoirs publics la prise en compte de l'alourdissement des charges par l'augmentation du taux de remboursement de la CNAV, et à un autre niveau, « le vote par le Parlement, dans le cadre du collectif budgétaire, d'un amendement qui exclurait le secteur de l'aide à domicile du champ d'application des dispositions contenues dans l'article de loi 115 de la loi de finances ».
* Union nationale de soins et de services à domicile.
Au sein de l'Abrapa, 1 200 personnes interviennent comme aides ménagères aux domiciles de personnes âgées.











