TOUS LES candidats aux élections régionales défendent ardemment la Franche-Comté et ont placé l'emploi au coeur de leurs priorités s'ils sont élus. Belle promesse... La semaine dernière, Jean Rosselot et ses amis de la liste « Une volonté nouvelle pour la Franche-Comté » ont reçu un carton jaune pour avoir choisi de faire campagne, dans le fief de Peugeot, à bord d'un minibus-bureau de marque Wolskvagen. Les candidats du Parti régionaliste, qui réclament l'attribution de tous les pouvoirs de l'Etat aux régions pour faire naître une Europe fédérale, affirment que « La Franche-Comté n'a pas besoin de Paris pour créer des emplois ». On peut comprendre un tel point de vue, mais on s'explique très mal que le minibus qui leur sert de moyen de locomotion pour parcourir les routes de la Franche-Comté ne porte pas l'insigne du Lion. Lui aussi est un véhicule de marque allemande, Mercedes en l'occurrence. En créant l'Europe des régions, les fédéralistes ont visiblement oublié la Franche-Comté.











