CEUX qui, parmi les constructeurs automobiles, comptaient sur les nouvelles normes de pollution pour relancer la vente de voitures neuves et obliger les propriétaires de vielles « caisses » à les remplacer au plus vite en seront pour leurs frais. L'interdiction de l'essence plombée à partir du 1er janvier 2000 ne devrait pas gêner ceux qui, tout défenseurs de l'environnement qu'ils puissent être, ne se précipiteront pas au plus vite, faute de moyens pécuniers, chez le plus proche concessionnaire. Un ouf de soulagement pour beaucoup d'automobilistes qui se voient secourus par ceux qu'ils n'attendaient pas en la circonstance, les pétroliers eux-mêmes, qui leur fourniront du carburant « propre » leur permettant de continuer à rouler. Il suffira d'ajouter des additifs de substitution au plomb pour tout tourne rond, moteurs y compris. La parade sera plus difficile à trouver pour les nouvelles normes de teneur en soufre du gazole, car leur réduction suppose un bouleversement du l'outil de raffinage. La faute à qui ? A l'industrie automobile qui ne sait pas fabriquer les pots idoines selon les pétroliers.











