Huit mois après son ouverture, la polyclinique de la Petite-Hollande serait sur le point de supprimer une trentaine de postes.
LE PERSONNEL de la polyclinique est inquiet. Un mois après que la gestion eut été confiée au groupe Clininvest, des informations circulent faisant état de la suppression d'une trentaine de postes. Au cours d'une réunion qui s'est déroulée la semaine dernière, la direction a fait état d'un sureffectif de l'ordre de 30%. Depuis, c'est l'incertitude et le personnel s'interroge sur son avenir. Une réunion du comité d'établissement est prévue la semaine prochaine avec, vraisemblablement, l'annonce des suppressions de postes avec, sans doute, des départs en préretraite et des reclassements. La polyclinique a ouvert ses portes en juin dernier avec l'objectif de proposer un pôle privé cohérent face à un service public fort. Ce projet est le fruit d'un mariage de raison de deux cliniques (Château et Citadelle) car les établissements de petite taille (moins de 100 lits) ont du mal à atteindre le seuil de rentabilité et sont à terme condamnés.
DIFFICULTÉS FINANCIÈRES
C'était le cas de la clinique du Château avec 30 lits et celle de la Citadelle avec 57 lits. En outre, il était difficile pour ces établissements de répondre au cahier de charges de plus en plus contraignant du législateur. C'est pourquoi médecins et financiers avaient opté pour le regroupement après avoir racheté la clinique de l'Est à Belfort. Dix-huit mois plus tard, un bâtiment de 9500 m² est sorti de terre à la Petite-Hollande, conçu par le cabinet grenoblois Groupe 6 et réalisé par la société d'ingénieurs Seba de Nancy. La polyclinique compte 37 médecins et 120 personnes qui assurent la bonne marche de 102 lits. Le coût de fonctionnement est estimé à 73 MF. Actuellement, la polyclinique qui est un établissement privé conventionné à but lucratif, tourne à plein. Mais des difficultés financières viennent assombrir l'horizon.
La polyclinique a ouvert ses portes en juin dernier.











