Des îles. La terre ferme. Une forêt de gratte-ciel. Le Boeing 747 s'engouffre dans un passage au milieu des habitations de Kowloon. Les habitants des étages supérieurs ont une vue plongeante sur ces gros porteurs qui se posent sans discontinuer à Hong Kong. L'atterrissage sur l'unique piste de Kai Tak, l'un des aéroports les plus dangereux du monde, est réservé aux pilotes chevronnés. Mais, curieusement et fort heureusement, aucun accident grave n'a encore été déploré. Pourtant Kai Tak vit ses dernières heures. Au printemps sera inauguré le nouvel aéroport de Chek Lap Kok, construit sur une petite île, en partie gagnée sur la mer, à proximité de Lantau. Un projet, mis en chantier déjà du temps des Britanniques, qui se monte, infrastructures d'accès comprises, à 156 milliards de dollars US. Une fois la deuxième piste mise en service, l'aéroport pourra accueillir, dans les meilleures conditions, 80 millions de passagers par an. Pour peu qu'on ne boude plus Hong Kong ! Alors, finies les émotions de l'atterrissage. Finies aussi les images surréalistes pour ce visiteur qui débarque, comme le spectacle d'un Boeing survolant un autobus en pleine ville.











