NE POSITION choquante pour le syndicat national des agents de voyages. Elle est « peu républicaine », s'est indigné Jean-Pierre Chevènement. C'est « un véritable outrage », selon Catherine Trautmann. Des professionnels comme le gouvernement ont condamné, hier, la décision du directeur général de « Top Resa », le plus important salon professionnel du tourisme, de ne pas inviter la secrétaire d'Etat chargée de ce secteur, Michelle Demessine. Non par machisme, mais par anti-communisme. En effet, Jean-François Alexandre, au nom de l'entreprise privée qui organise cette manifestation, a expliqué qu'« à l'exception de la Chine, de Cuba ou de la Corée du Nord, nous serions le seul salon à être inauguré par un ministre communiste». Or « cela ne correspond pas vraiment » à la profession. Après tout, il n'y a pas de quoi s'énerver. Tant pis si des destinations comme Cuba ou la Chine sont très prisées. Le dénommé M. Alexandre est tout à fait libre de laisser entendre que commercer avec les « rouges » et se passer de tout coup de pouce de l'Etat ne « correspond » pas à l'idéologie du secteur privé.











