Les Français progressent mais sont toujours dans l'attente d'un podium.
Placés entre la 15e et la 20e place en 1994, puis entre la 10e et la 15e en 95, les juniors français ont continué leur progression en obtenant des places parmi les deux meilleurs lors de l'édition 1996 des championnats du monde juniors. C'était l'objectif fixé par les entraîneurs. Sur les pistes de Szokolya (Hongrie), les coureurs du Massif Vosgien membres de l'équipe de France juniors se sont une nouvelle fois bien comportés. On a surtout vu le solide Benoît Lebrun (ASPTT Belfort), 8e du slalom spécial et 10e du combiné, mais aussi Cyril Boetsch (ASPTT Belfort), 13e en spécial et au combiné. Sam Ruggeri (SC HS) 15e en géant et 16e en super-G, Arnaud Bonczak (ASPTT Belfort), 15e en super-G, se sont bien battus mais ont joué de malchance car l'espace d'une manche ils ont montré qu'ils avaient le potentiel pour entrer dans les dix premiers. La (bonne) surprise est venue du Guebwillerois Stéphane Muller, qui pour ses débuts sur la scène internationale a étonné son monde en se classant à deux reprises parmi les vingt premiers. Mais la grande révélation de cette édition 96 est incontestablement le pyrénéen François Lalubie (SC Lourdes). Malgré un manque d'entraînement, le champion de France citadin de ski alpin s'est classé 10e en géant et en super-G, et 9e au combiné, alors qu'il n'est encore que cadet ! Dans sa catégorie d'âge il figure parmi les deux meilleurs et s'inscrit d'ores et déjà comme un champion du monde junior en puissance. Ces résultats d'ensemble sont les meilleurs obtenus par les Français depuis 1989, mais il s'agit toutefois d'une satisfaction mitigée, dans la mesure où Laurent Juen (SC Sausheim) et Xavier Boetsch (ASPTT Belfort), deux des meilleurs éléments français sont passés totalement à côté de leur sujet. De plus, Benoît Lebrun avait largement les moyens d'entrer parmi les six premiers dans un spécial une nouvelle fois dominé par les Tchèques. Il en est de même pour les Françaises engagées dans la compétition. Céline Kopp (SSTM Belfort) et Caroline Viel (ASPTT Marseille) pour leur première apparition à ce niveau, ont eu du mal à débarasser d'un trac bien compréhensible. Dommage, car en ratant la dernière porte de la seconde manche, la Belfortaine est passée à côté d'une 6e place inespérée en spécial. Il est toutefois certain que les Français ont pris date pour l'avenir, car cette équipe est jeune et la relève est assurée. Les étrangers, qui ne comptent pour l'instant que sur quelques individualités fortes, ont été nombreux à se dire impressionnés par la progression et le potentiel des Français.











