Les championnats de France de pêche au coup se disputent lieu depuis hier à Bindernheim. Minimes et cadets de 56 départements s'affrontent en trois manches pour remporter le titre national.
DEPUIS HIER et jusqu'à ce soir, sur les bords du canal du Rhône au Rhin à Bindernheim et à Boofzheim, 63 compétiteurs de pêche au coup concourent pour décrocher le titre de champion de France dans les catégories cadet et minimes.
PÊCHE AU COUP ? Trois fédérations se partagent le monopole de la canne à pêche en France. La fédération française de la pêche au coup se distingue de celles en mer et à la mouche par le terrain utilisé. La pêche au coup se pratique en effet dans des rivières du domaine public, et d'eau douce. La compétition vise à apprendre aux jeunes en lice à reconnaître et à savoir évoluer dans ce type de contexte, et d'acquérir des connaissances du milieu et de la nature. PÊCHE FRANÇAISE. Bindernheim peut se targuer d'être pour aujourd'hui la capitale française de la pêche au coup. Depuis deux ans, les deux associations de pêche de Bindernheim et de Boofzheim, qui travaillent canne dans la canne, préparent ces championnats. Le comité d'organisation, piloté par Jean-Claude Rohmer, président du club de Bindernheim, est déjà satisfait par ces championnats entamés hier : « Il est important de promouvoir la place des jeunes dans ce sport, et nous sommes ravis de constater que beaucoup d'amateurs ont a répondu à notre appel ». AVANT-PÊCHE. Les règles sont très strictes en compétition, et le futur champion de France aura respecté un protocole à l'honneur des poissons. Pendant une heure et demie, il aura préparé son matériel (un éventail de cannes en fibre de carbones, les appâts et l'épuisette) et sondé le « ring », sa zone de pêche. Cinq minutes avant le coup d'envoi du championnat, il aura jeté un bon dosage d'amorce pour attirer les poissons, ne pouvant que relancer quelques boulettes pendant la compétition. Et enfin, il se sera assis devant son attirail le temps d'une manche, à savoir deux heures. Notons que le titre ne lui sera attribué qu'au bout des trois manches. La pêche, c'est une question de patience. CANNES ÀPÊCHE. La longueur de la canne varie selon la catégorie. Les cadets, âgés de 14 à 16 ans, utilisent une canne qui mesure au maximum 10 mètres, alors que les minimes à partir de 8 ans, dont les bras sont pourtant plus courts, sont limités à 8, 50 mètres. Tant qu'ils arrivent à attraper leurs prises... PÊCHÉS. Au menu du canal, les compétiteurs ont pris des ablettes, gardons, petites brèmes, grémilles, chevesnes. Il faut préciser que le titre se joue au gramme près : la prise d'un poisson vaut cinq points, et le gramme, un point. Les juges comptent et pèsent... et délibèrent. Il est donc conseillé, pour remporter le titre, de pêcher un maximum de poissons dans un minimum de temps. PÊCHEUSES. Parmi les soixante-trois compétiteurs, on compte deux compétitrices : Emeline Debourges, des Hauts-de-Seine, et Sandrine Janin, de l'Ain. Elles sont toutes deux dans la catégorie minimes. Un sport de garçons, la pêche ? « Non », répond Jean-Marie Hauss. PÊCHEURS ALSACIENS. Deux compétiteurs dans chaque catégorie représentent la région organisatrice. Du côté du Bas-Rhin, ce sont Sébastien Hauss en catégorie cadets, et Sébastien Bauer en catégorie minimes. Pour le Haut-Rhin, Alexi Zauner en cadets, et Kévin Meyer en minimes. PÊCHE AU BORD. Si les compétiteurs sont très calmes dans leurs « rings » avec leur cannes dans les mains, il n'en est pas de même pour les assistants. Derrière eux, les parents se tordent les mains en comptant le nombre de prises du rejeton, et les entraîneurs glissent discrètement quelques conseils tactiques. PÊCHE À L'EAU. Il est de tradition que les pêcheurs rejoignent les poissons après la compétition. L'équipe de France cadets, présente en partie à Bindernheim, en a fait l'expérience dernièrement au Portugal, lors des championnats du monde, où elle a terminé à la sixième place. Faut pas pousser le bouchon trop loin...
Soixante-trois compétiteurs s'affrontent ce week-end pour les championnats de France minimes et cadets, en pêche au coup à Bindernheim.
(Photos « L'ALSACE » - Dominique Gutekunst)
Les parents sont présents, derrière les concurrent, avec conseils et paroles d'encouragement.
Celui qui prend le maximum de poissons dans le temps imparti gagne le titre. La compétition se joue en trois manches de deux heures.











