Les enquêteurs n'écartent aucune hypothèse après la découverte de la mort de trois membres d'une même famille près d'Epinal.
Les circonstances de la disparition tragique des trois membres d'une même famille, dont un garçon de quatre ans et demi, dans le petit village de Dommartin-lès-Remiremont, près d'Epinal dans les Vosges, n'étaient toujours pas éclaircies hier soir et les enquêteurs ne privilégiaient aucune piste. Vendredi midi, Frédéric Colnot, 34 ans, sa compagne de nationalité portugaise Candida Martins, 33 ans et leur fils Jimmy, ont été découverts dans leur ferme, mortellement blessés par balles à la tête. Une arme de gros calibre 30x30 a d'ailleurs été retrouvée sur les lieux du drame. Vingt-quatre heures après les faits, les enquêteurs ne privilégiaient ni l'hypothèse du triple homicide, ni celle d'un double meurtre suivi d'un suicide. Cette dernière thèse était qualifiée de « plausible » par le substitut du procureur d'Epinal. Dans le village de Dommartin-lès-Remiremont, on ne peut s'empêcher d'évoquer les relations tendues entre Frédéric Colnot et sa compagne ainsi que « l'absence » de cette dernière pendant plus de dix jours, fin juillet. Une absence que certains n'hésitent pas à qualifier de « fugue». Selon des sources concordantes, le couple envisageait même de se séparer. Les enquêteurs ont interrogé samedi matin un homme, entendu au titre de témoin. Selon le substitut du procureur d'Epinal, cet homme aurait passé une partie de la nuit au domicile de la famille disparue. Par ailleurs, un voisin de la ferme aurait entendu des coups de feu vendredi au petit matin, vers 3 h, ainsi que le bruit d'une voiture en train de démarrer.
QUATRE COUPS DE FEU
C'est un autre voisin des Colnot, invité à partager le souper jeudi soir à la table de la famille, qui a découvert les corps. Vendredi midi, inquiet de ne pas voir ses hôtes, il a pénétré dans la bâtisse et fait la macabre découverte. Les corps des deux adultes étaient allongés dans la cuisine, tandis que celui de l'enfant reposait dans sa chambre. Le substitut du procureur a précisé que quatre coups de feu ont été tirés. Deux balles semblaient destinées à Candida Martins, une seule ayant atteint la jeune femme. Les études balistiques sont en cours, alors qu'une autopsie devrait avoir lieu lundi. La maison qu'occupaient Frédéric Colnot, mécanicien dans une entreprise du Val-d'Ajol, Candida Martins, magasinière dans une fabrique d'agrafes à Saint-Amé, et leur fils, est située dans un hameau d'une vingtaine de maisons, au lieu-dit « La Poirie », entre les bourgs de Dommartin-lès-Remiremont et Vecoux. C'est une ancienne ferme, récemment rénovée, dans laquelle M. Colnot a été élevé. Il s'en était rendu propriétaire il y a six mois seulement.











