Jeanne Stimpfling, 85 ans, a dirigé sa ferme seule après son veuvage. Augustin Porquet, 80 ans, a travaillé à la SNCF.
La municipalité a honoré deux habitants de Montreux-Jeune pour leur grand anniversaire. Une délégation emmenée par le maire Jean-Joël Gallet s'est rendue le 22 juillet à leurs domiciles respectifs pour leur exprimer la reconnaissance de toute la communauté et leur remettre les cadeaux d'usage. Ce fut d'abord Mme Jeanne Stimpfling née Goffinet. Là, le premier magistrat municipal était en pays de connaissance puisqu'il s'agissait en l'occurrence de sa belle-mère. La jubilaire a vu le jour à Froidefontaine (90) le 22 juillet 1911, au sein d'une famille paysanne. Dès son plus jeune âge, comme il était de coutume à l'époque, elle fut initiée au dur labeur de la terre. Le 23 avril 1935, elle unit son destin à celui de Paul Stimpfling et vint avec son mari s'établir à Montreux-Jeune, dans une ferme que le couple venait d'acquérir. Dès lors, les deux époux travaillèrent d'arrache-pied pour mettre en valeur leur exploitation agricole. Deux enfants naquirent au foyer : Jean, aujourd'hui célibataire, qui a repris l'affaire familiale en la dotant de moyens modernes. Sa maman vit toujours avec lui ; Mariette, mariée comme dit précédemment à Jean-Joël Gallet, maire de la commune et directeur du Centre d'information et d'orientation d'Altkirch. Elle exerce la profession d'enseignante à Belfort. Le couple qui habite Montreux-Jeune a trois garçons. Pour Mme Stimpfling, ce bonheur conjugal devait être de courte durée. En effet, le 6 septembre 1947, son mari, atteint d'une maladie foudroyante, décédait à Nancy où il avait été hospitalisé d'urgence. Avec un intense courage, elle sut faire face à cette dramatique situation et continuer sa tâche agricole, malgré la charge de ses deux enfants en bas âge. Toujours, pourtant, elle fit preuve d'une grande serviabilité autour d'elle. Aussi, actuellement, tous les habitants du village sont ses amis, notamment ceux de la rue de Bretagne (le « bout d'dos » en patois). Ellle vaque à ses occupations ménagères et elle jouit d'une bonne santé et est très intéressée par tous les événements de la vie. M. Augustin Porquet, lui, est né à Rue, dans la Somme, le 22 juillet 1916, deuxième d'une famille de sept enfants. Ayant d'abord aidé son père dans la culture en fréquentant l'école primaire locale, il entra au chemin de fer en 1937, mais, peu après, il fut appelé au service militaire et, à la déclaration de guerre, il était toujours sous les drapeaux. En 1940, il fut fait prisonnier et envoyé en Allemagne, à Hanovre, où il passa cinq années. C'est là qu'il connut sa future épouse, Anastasie Grigorenko, déportée russe (originaire d'une localité à 200 km de la Mer Noire). Le mariage eut lieu à Favières (Somme) le 3 mai 1947. Durant 35 ans, il travailla à la SNCF où il termina comme chef du canton. Retraité en 1971, il reprit du service à l'Alsthom à Belfort en tant que brigadier-chef de surveillance. En 1978, enfin, il fut admis à la retraite définitive. D'abord domicilié à Montreux-Vieux, le couple s'installa définitivement à Montreux-Jeune en 1966, après avoir acquis la maison Neyer dans la rue de Bretagne. Un garçon et trois filles sont venus égayer la vie des époux Porquet : Yveline, mariée à Fernand Messinger, établis dans la même rue à Montreux-Jeune, trois enfants ; Lydie, épouse de Guy Viron, domiciliés à Hagenbach, deux enfants ; Jean-Claude, marié avec Monique Desbois, installés à Lyon, également deux enfants et Marie-Claude, unie à Pascal Roy, résidant à Neuilly-sur-Marne, un enfant. Le jubilaire est donc huit fois grand-père et quatre fois arrrière-grand-père. Il est titulaire des médailles du travail (25 et 35 ans), des médailles d'honneur des Chemins de fer (argent et vermeil). M. Porquet est très alerte ; jamais on ne lui donnerait son âge. Il conduit toujours sa voiture avec beaucoup de sûreté, tant à Belfort qu'à Altkirch par exemple. Il s'adonne régulièrement au jardinage il élève poules et lapins, effectue des promenades. Il est allé deux fois en Russie profonde (pays de son épouse) et à cette occasion, il a pris l'avion pour la première fois à... 76 ans. Aux deux jubilaires, nous présentons nos félicitations et tous nos voeux, afin qu'ils gardent leur grande vitalité actuelle et leur bonne santé.
Augustin Porquet, ici avec sa femme, a passé 35 ans à la SNCF.











