Joueur emblématique de l’équipe du Havre, Christophe Revault (36 ans), formé au club doyen et revenu aux sources la saison dernière, veut rester serein malgré la dernière place du HAC.
On ne lui fera pas. Pas à lui, non ! Lui qui a tout connu, tout traversé et qui est passé par des périodes bien délicates ne peut s’affoler, deux jours avant ce match à Sochaux. Même si ce dernier mettra en scène les deux plus mauvais élèves actuels de la classe.
Un groupe qui se parle et qui vit bien
Au-delà de l’expérience qu’il a su, depuis désormais 16 saisons, accumuler, Revault va chercher sa sérénité dans le standing du club normand. « L’équipe va bien. Nous sommes certes derniers mais cette équipe s’attendait à souffrir. Un promu sait qu’il doit évoluer, en théorie, entre la 15e et la 20e place, alors… ». Alors l’homme au crâne chauve ne s’inquiète pas, reste mesuré et envisage même la suite avec un certain optimisme. « Au moins, chez nous, il n’y a pas forcément de surprises. Nous voir galérer était presque une chose attendue et je me dis qu’à la longue, ça peut être un avantage, à condition de ne surtout pas perdre l’état d’esprit qui nous habite ».
Car que l’on ne s’y trompe pas, le vernis qui recouvre la cohésion de cette formation havraise ne s’est pas effrité. Il est resté intact, notamment en raison des nombreux échanges en interne. Réputé pour être un coach très enclin au dialogue, Jean-Marc Nobilo écoute et se tourne volontiers vers les cadres de son équipe. « L’année dernière, on procédait de la même façon quand on était en tête de la ligue 2, je ne vois pas pour quelle raison on changerait » avoue le portier havrais.
Même après les six défaites qui sont venues terriblement plomber le bilan comptable du HAC ? « Mais le potentiel est là » affirme Revault. « Il suffit de regarder le contenu des matches. Après, c’est sûr qu’il faut franchir un cap. Dire que l’on a du potentiel, c’est bien, le concrétiser par des résultats, c’est mieux » !
Jouer dans un stade plein, c’est top
Revenus fraîchement d’un stage à Grandville, les partenaires de Christophe Revault sont donc prêts à en découdre samedi à Bonal. Voir la lanterne rouge se déplacer chez l’avant-dernier ne dérange pas plus que ça l’ex-Rennais : « C’est clair que ce ne sera pas l’affiche du championnat. Mais il n’y a pas plus de pression qu’avant d’aborder un autre match. On jouerait le deuxième, on se dirait qu’un résultat serait nécessaire ».
Pas faux ! Grand frère d’un groupe relativement jeune, le dernier rempart havrais fait partie, avec Lesage, Gillet, Henin ou Dieuze des capitaines de route. Une situation qui explique que le brassard n’ait pas été fixe depuis le début de la saison. « On me pose souvent la question et on croît que je me suis engueulé avec le coach, mais c’est juste un système qui a été instauré » précise Christophe Revault, capitaine lors des trois premières journées et bien décidé à amener les plus jeunes dans son sillage. « L’expérience, à un moment donné, ça ne doit pas être que des mots. C’est à nous de la partager, d’expliquer aux plus jeunes dans quel environnement, quel stade ils vont tomber. Samedi, ce sera à plein à Sochaux et pour moi, c’est top ». Anniversaire de Sochaux ou pas, Christophe Revault regarde ailleurs. Et veut se persuader que les premières péripéties connues ne doivent pas être une entrave à la future réussite du temple havrais, si bien gardé par l’homme aux 329 matches en ligue 1.











