Installée dans les fauteuils du Conseil fédéral — au titre de représentante du football féminin — depuis 23 ans maintenant, l’Alsacienne Marilou Duringer-Ercker ne se perd pas en considérations annexes : « Est-ce la première fois que nous votons à bulletins secrets ? Non, car les situations de crise n’ont pas manqué par le passé. Mais ne me demandez pas quand est-ce que ce fut le cas… » Sur la confiance ré-accordée à Domenech, Marilou est nette : « L’heure de le confirmer avait, effectivement, sonné. Désormais, il faut assumer et être crédible. Ce qui a joué, c’est que Raymond semble avoir quand même fait des efforts. On fera désormais avec lui, et on le fera d’autant plus qu’il a l’adhésion de tous les joueurs. Ca, ce n’est pas important. C’est tout simplement le plus important. Entre les joueurs et lui, il y a quelque chose qui passe, comme un fil conducteur. Et ce fil, nous ne nous sentions pas le droit de le couper. »
Décidée, comme tous ses amis du Conseil à laisser, désormais, Domenech travailler dans la plus grande sérénité possible, Marilou Duringer, alerte soixantenaire, ne s’interroge plus : « La seule abstention, je n’en sais rien… sauf que ce n’est pas Christian Teinturier. Ce vice-président s’est exprimé et ne s’est pas abstenu. L’abstentionniste, lui, n’a rien dit. » Pour le reste, la dirigeante alsacienne souhaite bonne chance à Domenech : « Il a une équipe au fort potentiel, même si ce groupe est à l’évidence moins fort qu’en 98. Raymond dispose maintenant d’un peu de temps pour trouver une défense et prendre les bonnes décisions. Ceci dit, je vous rappelle qu’en 98, justement, rien n’était très rose avec Aimé Jacquet jusqu’au mois de juin. Et, en juillet, il nous a quand même emmené sur le toit du monde… »
P.H.











