Sans réelle surprise, le sélectionneur francais Raymond Domenech a été reconduit dans ses fonctions, hier, lors du Conseil fédéral.
Le sélectionneur de l’équipe de France Raymond Domenech a logiquement été maintenu mercredi à son poste jusqu’en 2010, date de fin de contrat, après le nul probant en Roumanie (2-2), le « miracle de Constanta » selon les mots du président de la FFF Jean-Pierre Escalettes. La cause de Domenech, plus lisse dans ses rapports avec la presse, était dès lors entendue. Il avait gagné un point précieux sur le terrain et remporté un grand match en coulisses pour son maintien. Le vote à bulletins secrets a été sans appel (19 voix sur 20 pour Domenech, une abstention) et le soutien, sans réserve. Ainsi, Jean-Pierre Escalettes a assuré que Domenech ne serait pas soumis à un nouveau bilan de compétences après les deux prochains matches de qualification pour le Mondial 2010, contre la Lituanie, avec des rencontres aller et retour cruciales, les 28 mars et 1er avril. Le président de la FFF a préféré souligner l’union sacrée autour d’un but commun. « Il y a une adhésion des joueurs, s’est ainsi félicité M. Escalettes. Ils veulent aller au Mondial avec leur coach. Nous avons un chef de bande et je peux vous dire que cela se passe très bien entre le coach et les joueurs. »
Le gros point noir reste la défense, avec 15 buts encaissés en 7 matches. Mais, alors qu’un seul but avait été inscrit en trois matches de l’Euro, depuis, les Bleus ont inscrit onze buts en cinq rencontres.
« Il y a un moteur dans cette équipe, il y a eu une prise de conscience, une révolte technique », s’est encore réjoui M. Escalettes. Avec l’émergence d’un nouveau duo clé, Gourcuff-Ribéry, l’équipe de France peut en effet envisager l’avenir avec confiance. Le sélectionneur doit juste éviter les dérapages verbaux ce qu’il semble avoir compris, restant en retrait et mettant en avant l’objectif final : la qualification pour le Mondial 2010. Et si jamais les deux matches contre la Lituanie se passaient mal ? Fernand Duchaussoy, président de la Ligue de football amateur (LFA), qui a également voté pour Domenech, a rappelé un passé qui plaide en faveur des Bleus : « Nous ne sommes pas dans l’euphorie, on n’est sûr de rien, mais en 2000, quand on a été champions d’Europe, on s’était qualifiés en Andorre (en fait contre l’Islande au Stade de France, ndlr) dans les arrêts de jeu, à chaque fois cela se joue dans les derniers matches. »











