Dominés dans tous les compartiments du jeu, les handballeurs belfortains ont subi un sérieux revers, hier soir, au Phare, face à Cesson (20-30)
« Ce soir, vous avez vu la différence entre une véritable équipe de D2 et une formation de N1 ». Au terme de soixante minutes totalement maîtrisées par Cesson, le constat de Veljko Milosevic s’avère un brin amer, mais d’une totale exactitude.
Face à une équipe belfortaine en manque de certitudes, les Bretons ont évolué avec une aisance technique et collective impressionnante. Car même si le score est lourd pour le Bauhb, le succès des banlieusards rennais ne souffre d’aucune discussion.
2-8 à la 14e minute
Dès le début du match, Cesson imposait son rythme et sa vitesse d’exécution. A la baguette, Lemeur jonglait avec ses partenaires, et si Stocker donnait le change (2-4 : 7e), les visiteurs avaient tôt fait de creuser un écart substantiel. Ainsi, Hochet en contre, débordait un ensemble belfortain soudain tétanisé (2-8 : 14e).
Kokanovic sonnait la révolte locale. D’un coup d’un seul, Gervelas, voyait les buts se succéder rapidement et le 4-0 signé par le Bauhb redonnait espoir aux joueurs et au public (7-9 : 19e). Toutefois, Cesson reprenait sa mainmise sur le match par l’inévitable Hochet (7-11 : 22e).
Les affaires locales ne s’arrangeaient pas, d’autant que la paire arbitrale jouait du sifflet et sanctionnait à tour de bras un Bauhb, jouant la majeure partie du temps en infériorité numérique. Les Bretons continuaient donc de pilonner le pauvre Michel (8-14 : 28e).
Le début de seconde période voyait le Bauhb réagir, mais Gervelas continuait de prendre l’ascendant psychologique sur Guiraud, Kokanovic et consorts, les Belfortains venant s’empaler sur le n° 1 adverse.
Toutefois, à force de patience, les hommes de Salami-Ighirri grignotaient leur retard et le métier de Milosevic au poste de pivot perturbait Cesson (12-14 : 34e). Belfort venait de se replacer dans le sillage de son rival.
Stocker et Kokanovic en échec aux penaltys en première période, Berra prenait à son tour ses responsabilités. Il y avait du mieux dans le jeu local, d’autant que les visiteurs semblaient éprouver le besoin de souffler physiquement.
Vaine course-poursuite
Un contre de Martin, une action personnelle de Milosevic et le Bauhb semblait voir le bout du tunnel (15-16 : 38e). C’était toutefois le moment choisi par Garnier pour inscrire deux buts en trente secondes (15-18 : 40e). Cesson venait de laisser passer l’orage et réagissait avec un professionnalisme étonnant.
Supérieurs collectivement, les Bretons profitaient des moindres espaces pour arrondir leur compteur (18-23 : 47e). Le Bauhb avait beau lutter avec ses armes, ces dernières apparaissaient bien insignifiantes pour perturber le bloc adverse.
En panne d’inspiration et en échec face à Gervelas, Belfort voyait alors son adversaire reprendre ses distances à dix minutes du terme de la rencontre (18-24 : 50e). Cela sentait le roussi, même si Stocker stoppait enfin l’hémorragie. Mais, visiblement, le moral n’y était plus dans les rangs locaux, chacun y allant de sa tentative individuelle sans réussite. A l’arrivée, le constat est sévère puisque les Belfortains subissaient leur plus lourde défaite depuis le début de saison (20-30).











