Con-vi-via-li-té ! C’était le mot d’ordre décliné sur tous les tons, hier dans les commerces de la vallée. Suivez le cabas.
Thé ou café ? Pour bien commencer cette journée consacrée au commerce de proximité, commençons par un petit tour dans le centre de Sainte-Marie. Première évidence : il y a du monde, beaucoup plus qu’un samedi ordinaire. Et il fait beau, ce qui ne gâche rien. Mais les avis sont partagés : du monde en bas de la ville, pas un chat en haut. « Les gens ne pensent pas à venir jusqu’à nous », regrette Nicole Baradel. Cela ne l’empêchera pas de faire déguster les chocolats de la maison et de raconter le voyage du cacao à plusieurs curieux et gourmands. Premier café, premiers éclats de rire avec le truculent Mario Cicci, qui a transformé sa vitrine en livre d’histoire de sa rue, la rue De Lattre à Sainte-Marie : « je n’ai rien à faire déguster, moi, alors je raconte… et après j’envoie les gens chez les voisins pour goûter quelque chose ».
Défilé. Plus bas, chez Josiane, ça défile sur le trottoir. Un avant-goût de Mode & tissus qui aura lieu le week-end prochain ? « Pourquoi pas ! En tout cas, cette journée, c’est une bonne idée » sourit Véronique qui tourne sur le tapis rouge devant la vitrine, « en espérant que les gens adhèrent et participent activement ». Justement, un homme s’approche et admire la coupe d’un manteau. C’est le principe de la journée : on regarde, on discute, on apprécie, dans les 39 commerces participants à l’opération, à Sainte-Croix et Sainte-Marie.
Tout un pli. Pour Françoise Jehl, c’est le premier pli qui compte : dans son Pressing Wilson, elle offre toute la matinée ses conseils pour bien repasser chemises et draps. « C’est sympa, il y a des gens que l’on ne voit jamais qui viennent, on parle de linge, on échange des petits conseils… » Une cliente est ravie de l’opération, « du dynamisme que ça crée en ville qui en a bien besoin ».
Santé ! Au son de l’accordéon de Marcel Hanauer, dans la maroquinerie de sa femme Monique, on rejoint les Produits de la Cigogne où Richard et son équipe, en costume, font déguster vin nouveau et charcuterie. Les clients apprécient mais assurent leur attachement à leur boucherie : « on ne va quand même pas faire des kilomètres pour un bifteck… bien sûr qu’on tient à nos commerces de proximité ».
Couac. Forcément, avec les petits drapeaux au logo de la manifestation, les commerces adhérents étaient reconnaissables. En revanche, plusieurs ne participent pas à l’opération, faute d’avoir reçu la lettre d’information. Du côté de Réparatelm à Sainte-Croix, on s’inquiète : « vous avez entendu quelque chose au niveau national ? Parce que moi, non… Dommage. Une jeune cliente me disait d’ailleurs qu’elle achetait le plus possible dans les commerces de la vallée, parce que le jour où il n’y en aura plus, il ne faudra pas s’étonner. »
Cabas. Alors, rempli ou pas, ce cabas, à la fin de la balade dans les commerces de proximité ? « L’essentiel n’est pas là », plaide Françoise Jehl, comme tous ses confrères d’ailleurs, « s’il y a des retombées commerciales par la suite, tant mieux, mais le but de la journée, c’est bien de partager un moment convivial avec les gens ». Pour les commerçants comme pour les passants croisés lors de cette promenade, tous sont unanimes : « journée réussie, chaleureuse, pleine d’échanges… on recommence l’an prochain ».











