C’est une bien mignonne historiette que nous dépêche la Chine post-olympique. Le numéro un mondial du tennis de table, Wang Hao, champion et vice-champion olympique, se serait signalé dans sa bonne ville de Pékin en arpentant la voie publique dans un état d’ébriété très peaufiné, en soulageant sa vessie surmenée en plein parking, et en finissant par offrir quelques beignes à un agent de sécurité qui n’avait pas apprécié la démonstration.
Cet incident (sans précédent chez les rois de la petite balle en celluloïd) tend malheureusement à prouver que l’un des buts fixés par les autorités chinoises avant les Jeux n’a pas été parfaitement atteint : certains considèrent toujours la voie publique comme latrines ou crachoirs à ciel ouvert, une attitude peu compatible avec la nouvelle image de marque qu’ont voulu se donner les Fils du Ciel.
L’anecdote démontre également qu’un vrai champion peut « sentir l’alcool comme s’il était tombé dans une barrique », mais se ressaisir avec classe le moment venu. Du fond de la geôle où avaient fini par le conduire les pandores pékinois, Wang Hao a en effet présenté ses excuses à sa victime. Il devrait donc s’en tirer avec une amende très honorable. À moins qu’on ne passe l’éponge sur le pongiste ?











