Goûter, échanger, partager… 39 commerçants de la vallée participent aujourd’hui à la journée nationale du commerce de proximité.
Cathy Amoureaux, vous êtes la présidente de l’Acaps, l’association des commerçants, artisans et prestataires de service du Val d’argent et à ce titre, vous pilotez cette manifestation dans la vallée. Quelle est son principe ?
Le concept est très intéressant car il est basé sur le principe des portes ouvertes, de la convivialité et du partage. L’occasion pour les habitants de découvrir ou redécouvrir le commerce de proximité, de les faire entrer dans ces commerces sans pour autant qu’ils se sentent obligés d’acheter. L’idée a été lancée en 2005 par les commerçants de la ville à Colombes, dans les Hauts de Seine. Elle s’est ensuite propagée au niveau national. Il faut préciser que la logistique et la communication sont gérées par la chambre de commerce de Colmar pour les actions relevées dans le département. Ici, dans la vallée, plus d’une vingtaine d’animations sont proposées par 39 commerces participants, reconnaissables par les petits drapeaux aux couleurs de l’opération. Ces animations vont de la dégustation au partage de recettes.
Êtes-vous satisfaite de la réactivité des commerçants de la vallée ?
Dans la mesure où le comité de l’Acaps était très motivé par cette opération, nous avons décidé d’offrir les kits d’affichage à nos adhérents. D’autres commerces se sont ajoutés à la liste. C’est un très bon chiffre. Je suis surtout satisfaite du dynamisme affiché par les entreprises, qui ont tout à fait compris le sens de la journée : faire redécouvrir l’attrait de la proximité en se basant sur la convivialité. Notez que le Centre Alsace Haut-Rhin nord est le deuxième département à avoir le plus grand nombre de participants à cette journée, après Paris.
Comment analysez-vous la situation actuelle du commerce de proximité ?
Ici comme partout, on souffre du pouvoir d’achat en baisse. Beaucoup de commerces ferment, faute de repreneur. On a tiré la sonnette d’alarme, mais il faudrait déjà que les propriétaires veuillent bien louer leurs locaux. Pourtant, on a besoin de ce commerce de proximité, c’est ce qui fait la vitalité d’un village ou d’un centre ville. On y trouve quelque chose de plus que dans les grandes surfaces : le conseil, la connaissance de la clientèle, la convivialité.
On en parle de plus en plus, pourtant. Le renversement d’une tendance ?
C’est vrai qu’avec la flambée du prix du carburant, des enquêtes ont montré que les gens restaient davantage chez eux, dans leur lieu d’habitation, et y faisaient leurs courses pour ne pas se déplacer en voiture. Je pense qu’on va revenir de plus en plus vers le commerce de proximité et ses valeurs, de convivialité, de conseil, de qualité, d’amitié même. Des mots que l’on n’entend plus guère actuellement. Et pourtant… Dans un supermarché, vous êtes un consommateur, un porte-monnaie. Quand vous allez dans un commerce, vous êtes d’abord quelqu’un.
Y aller
Les commerces participants sont reconnaissables au petit drapeau coloré sur les vitrines. Et les animations sont présentées sur plusieurs panneaux à Sainte-Marie et Sainte-Croix.











