Enveloppée d’un léger voile noir, Takawalat est assise sur une natte, entourée de quatre de ses enfants. Tous ne sont libres que depuis quelques semaines, après s’être enfuis de chez leur « maître », dans le Nord du Mali où une association veut dénoncer des milliers de cas d’esclavage. L’époux de Takawalat a porté plainte devant la justice malienne, avec le soutien de l’association Temedt pour la « promotion des droits humains », dont les responsables sont des Touaregs noirs lettrés. « Dans le Nord du Mali, nous estimons à 7000 le nombre de personnes victimes d’esclavage, plus précisément dans la région de Gao », explique Amed Ag Mohamed, militant de Temedt. « Les esclaves sont des Touaregs noirs ou des autochtones, les esclavagistes des Arabes ou des Touaregs blancs ».











