Les médecins délégués aux contrôles antidopage pendant les Jeux ont de quoi se faire des cheveux blancs. Ces officiels de la chasse à la seringue et de l’anti « charge » ne chômeront pas, en effet.
Au titre de la précompétition, 500 de ces contrôles ont déjà été faits, et 800 sont encore à faire. Pendant les Jeux eux-mêmes, les médecins ne joueront guère puisqu’ils devront encore œuvrer à 3250 reprises. En tout, les « envoyés spéciaux de la santé » mandatés par le CIO cibleront 4550 fois. Athlètes, soyez cleans et prêts : la moindre faute sera détectée et, si tel devait être le cas, la honte vous guette…
Reste que, pour l’heure, ce sont les sportifs italiens restés au pays qui sont perplexes. Après que le cycliste Emanuele Sella a été déclaré positif à la CERA (une EPO avec effet retard) lors d’un contrôle inopiné « hors compétition », le vainqueur de trois étapes et meilleur grimpeur (ben oui !) du dernier Giro est forcément montré du doigt. Les plus coquins s’amusent même : quand Ricco, également positif à la CERA, avait été tant vilipendé lors du dernier Tour de France, Sella, plus convaincant que lorsqu’il est « propre » et en selle, avait clamé, haut et fort, qu’il s’agissait d’« une vraie défaite pour le cyclisme ».
Les Transalpins restent décidément, les incontestables numéros un de la comedia dell’arte !











