Venue déposer plainte pour « viol » contre son amant, une jeune fille de 20 ans s’est retrouvée en garde à vue et son petit ami mis en examen pour « violences aggravées » et « dénonciation calomnieuse ».
Hématomes multiples, marque de strangulation, lésions diverses sur les membres et le corps, et nez ensanglanté, la jeune majeure de 20 ans qui se présente au commissariat il y a quelques jours, avait été maltraitée. « Les traces de violences récentes » relevées par les enquêteurs, ne laissent aucun doute sur la réalité d’une l’agression. En mauvais état, la jeune fille, accompagnée de son compagnon de 31 ans, déposait plainte pour « viol » contre un étudiant de 22 ans.
Les enquêteurs n’ont cependant pas tardé à remettre en question la véracité de la déposition en bonne et due forme, du couple bisontin. Dans des déclarations claires, détaillées et sereines, le jeune homme mis en cause assure avoir eu des relations sexuelles consenties avec la victime. Outre plusieurs témoignages recoupant sa version, des éléments matériels viennent corroborer ses dires. Les traces de sang n’ont pas été retrouvées dans l’appartement de l’étudiant, ou les faits devraient avoir eu lieu selon le couple, mais au domicile de ce dernier.
D’incohérences en preuves accablantes, le couple se résigne enfin à avouer la dénonciation mensongère et se retrouve en garde à vue. Lavé des accusations après deux jours derrière les barreaux, le jeune homme est relâché, échappant de justesse à un procès en assise. Le petit ami de la victime abdique. C’est lui qui a passé à tabac de sa compagne.
Après une nuit de travail, il était rentré chez lui et avait découvert que sa concubine avait passé la nuit avec un amant, pris d’une violente crise de jalousie, il l’avait frappée. D’après la victime, il l’avait par la suite forcée à venir porter plainte contre son amant d’un soir. Pour sa part, le trentenaire déclare qu’elle lui avait confiée avoir eu des relations non consenties, et suivant sa logique, il lui aurait conseillé d’aller porter plainte. « Voulez-vous porter plainte contre lui ? », demandent les enquêteurs à la jeune majeure. « Non », répond-elle, toujours amoureuse.
Il n’empêche que l’homme a été mis en examen et incarcéré pour « violence aggravées » et « dénonciation calomnieuse ». Libre, son amie devrait à son tour être mise en examen pour « dénonciation calomnieuse », a indiqué la substitut du procureur.











