Les jumelages ne sont pas uniquement affaires de petites fleurs ou de rencontres sportives. Celui entre Mulhouse et la ville algérienne d’El Khroub passe par la propreté urbaine.
Une délégation de cette cité proche de Constantine est venue découvrir l’infrastructure de collecte des ordures de Mulhouse et, plus largement de la Camsa. Techniciens et élus algériens ont mesuré le fossé qui sépare El Khroub de Mulhouse dans le domaine de la propreté urbaine.
Les services mulhousiens mettent en œuvre 750 véhicules, de la benne à ordure au scooter du balayeur, El Khroub aligne péniblement 10 bennes à ordures ménagères dont certaines arborent encore le nom de la ville de Mulhouse. Même disparité dans le nombre de salariés : 400 pour la grande ville du sud Alsace, 180 pour la cité de l’est algérien et ses 200 000 habitants. Dans un contexte aussi difficile, les Algériens souhaiteraient « un renforcement du matériel pour améliorer le cadre de vie » de leur ville.
Christiane Eckert, adjointe chargée des relations internationales a répondu que si « envoyer du matériel ne pose aucun problème, en revanche, apprendre qu’il est bloqué dans un port, ça m’interpelle ». L’adjointe faisait référence à « l’envoi en 2005 d’équipements qui étaient restés bloqués plusieurs mois en douane ».
Plus largement, Christiane Eckert a tenu à rappeler à ses hôtes algériens que le jumelage avait connu des hauts et des bas dus aux changements politiques de l’autre côté de la Méditerranée. L’adjointe a aussi précisé que « la coopération décentralisée, ce n’est pas payer des vacances à nos amis du sud », ce qui n’est visiblement plus le cas des gens d’El Khroub où « le nouveau maire veut relancer les relations » entre les deux cités.











