Il ne fait pas bon par les temps qui courent, qui roulent ou qui coulent, de gagner trop souvent... Depuis la dernière haute trahison de Riccardo Ricco, le sport et le cyclisme en particulier prennent un mauvais tour. Chaque vainqueur fait désormais l’objet de suspicion. Inconscient du doute que pouvait susciter sa quatrième victoire d’étape dans le Tour, le Britannique Mark Cavendish a retenu la leçon pour se satisfaire, hier à Digne-les-Bains, d’une sage 108e place. Même «notre» Laure Manaudou nationale l’a compris et se contente désormais de prestations honnêtes pour aborder les Jeux Olympiques. Dans le même élément liquide, le nageur chinois Wu Peng n’a encore jamais goûté à l’or. Il n’en est pas moins suspect au même titre que l’Américain Michael Phelps, en annonçant haut et fort vouloir rivaliser sur 200 m papillon avec ce dernier dont l’objectif est de remporter 8 médailles d’or aux Jeux Olympiques de Pékin. Par les temps qui courent, qui roulent et qui coulent, il n’est pas de bon goût de sonner la charge.











