Une pétition de soutien « inconditionnel » à Siné, licencié de Charlie hebdo après une chronique sur Jean Sarkozy, fils du président de la République, a obtenu près de 2000 signatures, selon les proches du dessinateur et chroniqueur.
Dans une chronique publiée le 2 juillet par Charlie Hebdo, Siné ironisait sur une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage annoncé par la presse avec la fille du fondateur des magasins Darty. Il a été licencié de l’hebdomadaire satirique. La pétition, qui défend « le ton fleuri qui est (la) marque de fabrique » de Siné, reproche au directeur de la publication, Philippe Val, de s’être « couché devant Jean Sarkozy ».
Signée par nombre de dessinateurs — Willem, Pétillon, Pichon, Philippe Geluck, Desclozeaux — elle rassemble aussi des noms tels Gilles Perrault, François Maspero, Michel Onfray, Daniel Bensaïd, Guy Bedos, Christophe Alévêque, Fernando Arrabal, Pierre Carles, Denis Robert, Marina Vlady, etc. Pour sa part, l’avocate Gisèle Halimi estime dans une lettre que le licenciement de Siné « participe des procès en sorcellerie qui se multiplient aujourd’hui pour maintenir une psychose du juif persécuté ».
À l’opposé, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme juge « indignes » les propos de Siné. « Les allégations de trafic d’influence et de cynisme, ainsi que le rapprochement glauque opéré entre le Juif et l’argent renvoient aux temps les plus misérables de l’antisémitisme des XIXe et XXe siècles », affirme la Licra, qui menace de porter plainte et conclut que la chronique de Siné « appelle la plus vive et méprisante indignation ».











