Dans un duel amical fort agréable face à Nancy, les Sochaliens ont signé leur premier succès à Colmar, grâce à Dalmat et Pitau. Encourageant.
Pas de doute, l’intérêt de ces matches amicaux est monté d’un cran. Que ce soit pour le FC Sochaux ou l’AS Nancy-Lorraine, hier soir, sur la pelouse de Colmar, le duel avait une saveur supplémentaire. Certes l’heure de vérité du 9 août prochain, est encore loin. Mais que ce soit dans le domaine physique ou technico-tactique, le rendez-vous d’hier soir a apporté un peu plus d’eau aux moulins de Gillot et Corréa.
Carlao, la dernière recrue sochalienne, étant encore au Brésil (Il sera présenté mardi), c’est le jeune Fred Duplus qui s’est glissé sur le côté gauche de la défense sochalienne. Avec l’envie et enthousiasme de ses 18 ans et en souhaitant surtout ne pas se blesser comme le sont actuellement les premiers prétendants à ce poste, Jokic (tendinite rotulienne) et Dramé (douleur cheville). Duplus, donc qui n’en doutons pas vouait déjà une grande admiration à Teddy Richert et qui rapidement a pu constater que le portier doubiste est déjà bien dans son statut de protecteur de ce groupe jaune et bleu. Une grosse présence dans la cage, pour empêcher Hadji le remuant (14e), Berenguer et Malonga, les frappeurs (20e, 22e) d’ouvrir le score.
Richert est déjà chaud !
Rien de tel pour rassurer et pour permettre aux Sochaliens de prendre l’air et de se faire remarquer en contres. Il suffisait donc d’un corner d’Isabey pour qu’au second poteau, Dalmat, bien esseulé, hérite du cuir et d’une demi-volée du gauche donne l’avantage au FCSM (28e). Les Sochaliens ne boudaient pas le plaisir de mener pour la première fois… cette saison, mais s’interrogeaient en voyant sortir Faty sur blessure (pointe derrière la cuisse 32e).
Leur interrogation s’accentuait encore sur le cas de Curbelo, juste avant la pause. Le Nancéien, seul face au but de Richert sur une remontée hasardeuse de la défense doubiste, expédiait le cuir à côté des buts sochaliens. Après l’avoir assuré d’un plat de pied… surprenant.
Dalmat-Pitau, les milieux buteurs
On ne s’ennuyait pas dans ce match. La preuve, une bande enregistrée invitant les spectateurs à vite quitter le stade pour des raisons de sécurité résonnait pendant plus de cinq minutes, sans qu’aucun spectateur ne daigne se lever. Ce n’était que partie remise. Une fois l’alarme éteinte, Pitau se chargeait lui de faire se lever le public. Pour cela, il attendait de voir Maurice-Blay déborder, Traoré être contré avant de reprendre de l’extérieur du droit pour une frappe victorieuse aux 16m (62e). Pablo Corréa pendant la pause avait changé neuf de ses poulains tandis que Gillot offrait un peu plus de temps de jeu à ses cadres. Côté homogénéité, le FC Sochaux paraissait plus à l’aise. Et pourtant une coupable hésitation dans la surface conduisait Afolabi à retenir Fortuné (67e). Interdit tout çà, et Gavanon réduisait le score en force sur le penalty réparateur (68e). Si les deux équipes baissaient de pied en fin de match, Butin sur une accélération lumineuse de Mezague et un relais de Birsa ajoutait une dernière touche que Gregorini détournait. Pas grave, Sochaux avait rempli sa mission du soir. Par un succès, le premier sous les yeux de son nouveau président.
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