Poursuite, dans ce dixième épisode de la rubrique proposée par L’Alsace et le photographe Patrick Schmitt sur les vestiges de la Première Guerre mondiale, de la découverte des différents types d’abris.
Les lecteurs qui suivent cette rubrique ont pu constater d’ores et déjà que ce secteur du Front des Vosges à Sainte-Marie-aux-Mines est très riche en vestiges dont certains sont visitables, d’autres non, mais tous recèlent un intérêt certain, d’un point de vue patrimonial, sans conteste. Nous avons entamé la semaine passée une série plus particulière sur les abris en tant que tels. Aujourd’hui, ce sont trois d’entre eux, situés dans les zones du Violu Sud, au col de Sainte-Marie et à la Petite Chaume que Patrick Schmitt a explorés et mis en images. Ces abris, enterrés, parfois très profondément dans la montagne, se situaient dans les tranchées de premières et deuxièmes lignes. Ils avaient chacun deux galeries d’accès, boisées. Lorsque la pente n’était pas trop abrupte, les militaires allemands excavaient une partie de celle-ci, mettaient en place boisages et tôle ondulée, puis recouvraient le tout avec du béton armé, avant de tout recouvrir avec les déblais extraits. Si la pente était plus abrupte, les soldats creusaient directement le sol, la roche, très profondément pour certains (jusqu’à 40 m).
Près du col de Sainte-Marie se trouvent deux abris de plus de 30 m de longueur qui comportent, eux, trois entrées par édifice. Des éboulements récents en ont fermé l’accès. Ces différents abris étaient peu décelables par les avions. Les compétences acquises dans le civil par certains des militaires en matière de génie civil (qui entraient parfois dans le Betontrupp) n’étaient évidemment pas négligeables.
A SUIVRE : La semaine prochaine : l’abri dit « neue Kath ».











