Les ateliers théâtre du lundi animés par Françoise Félicité à l’Espace 110 comprennent deux groupes : adultes débutants et adultes avancés. Mais les élèves ont uni leurs talents dans leur dernier spectacle. Ainsi certains des comédiens ont fait leur début sur scène, « épaulés » pas les plus anciens.
Maladies d’amour regroupe quatre pièces de style très différent. L’orchestre de Jean Anouilh, So… l’ange ? de Muriel Ighmouracene, Mille et un jours et Le bâillon d’Éric Emmanuel Schmitt. Un fil conducteur cependant, les auteurs y évoquent tous des amours insolites. Comme celui d’une violoniste dépressive pour un pianiste introverti, ou celui d’un homme et d’une femme séparés par le voile opaque qu’est le coma.
Quatre histoires
« Au début, je pensais que c’était toi qui étais dans le coma, je te parlais et tu ne m’entendais pas », crie ce corps devant lequel s’assoit Suzanne, sa femme, qui lui fait la gazette du quotidien sans même savoir si elle est entendue. Dix minutes, le temps d’une visite, dix minutes dans lesquelles se condense une simple histoire d’amour.
Jérôme, atteint d’une MAT (maladie amoureusement transmissible) est condamné. Mais à quoi ? Solange, Angélique et Gabrielle, qui l’accompagneront jusqu’au bout, ne sont-elles pas condamnées à une peine aussi lourde… ? David lui, est touché, par la plus actuelle des maladies d’amour.
La mise en scène originale de Françoise Félicité a réuni les quatre histoires dans un lieu unique, un étrange établissement placé sous la houlette d’un directeur farfelu, obsédé par les « protubérances chlorophylliennes » qu’il exècre. Les uns seront des musiciens venus animer ce lieu, les autres les pensionnaires.
Et cet endroit gardera son mystère, entre rêve et réalité, entre conscient et inconscient, entre ciel et terre. Le tout pour un spectacle cohérent agréablement servi par douze comédiens prometteurs. Et des pistes de réflexion pour le spectateur : suicide, sida, mort, humour, amour… la vie quoi !











