La visite officielle de la première phase du chantier situé au passage à niveau de Brunstatt, hier, a permis de découvrir l’importance des moyens engagés. Le trafic sera maintenu pendant toute la durée des travaux.
« Le conseil général est le principal financeur de cette opération visant à sécuriser la circulation des personnes. Il est important de respecter la fluidité du trafic tout comme l’environnement », a expliqué Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin, lors de la réunion qui s’est tenue hier matin, sur le chantier de suppression du passage à niveau 3 de Brunstatt.
Il s’agit de relier la rue Arthur-Ashe au faubourg d’Altkirch à Brunstatt, en évitant le passage à niveau. Le montant total de l’opération s’élève à 15,577 millions d’euros, dont 8,8 millions d’euros à la charge du conseil général.
Éviter la nappe phréatique
Cette visite s’est déroulée en présence des différents partenaires et entreprises engagés dans cette opération d’envergure. La mise en place du pont-canal, l’assèchement du canal du Rhône au Rhin et d’importants travaux d’étanchéité constituent la partie essentielle de cette première phase des travaux. La route passera à 8 m de profondeur, sachant que la nappe phréatique est, elle, à 6 m. Pour réussir l’assèchement du tronçon, les Voies navigables de France (VNF) ont fermé les deux écluses en amont et en aval de l’ouvrage depuis le 15 janvier. Une pompe a été installée pour éviter les débordements de part et d’autre et gérer les eaux de ruissellement.
Élodie Ducroin, ingénieur de la société Arcadis, maître d’œuvre de l’ouvrage précise : « La difficulté du chantier réside dans le fait que les travaux du canal sont effectués à un niveau plus haut que la route actuelle, ceci pour éviter la nappe phréatique. Sans compter l’obligation de terminer cette phase de travaux début juin ». Délai imposé par les VNF. Les travaux ont commencé depuis février et 30 personnes sont mobilisées.
« Pour nous, il s’agit d’une course contre la montre. 1 700 tonnes de palplanches ont été nécessaires pour procéder aux travaux de coffrage et de soutènement. Le cours de l’acier est très fluctuant et les délais de livraison peuvent être exagérément longs », précise Benoît De Crevoisier, directeur adjoint chez Arcadis.
La visite s’est poursuivie à 8 m sous terre, où chacun a pu apprécier le défi technique que présente un tel chantier. C’est une forêt d’étais qui supporte le pont canal, protégé de part et d’autre d’un rideau métallique traité spécialement. La SNCF et les VNF sont également concernés par ce chantier et maîtres d’ouvrage pour leur partie respective. Pendant toute la durée des travaux, la circulation sera maintenue sur le tronçon.
Et le maire de Brunstatt, Francis Flury, de conclure : « Ce dossier a été débloqué il y a dix ans en concertation avec nos différents partenaires. Je suis soulagé de voir cet ouvrage réalisé, car l’accès du canal et de la voie ferrée se fera sans passage à niveau. Les ambulances pourront se rendre à l’hôpital sans s’arrêter à cause de la barrière ».











