Le 3e salon Maison et innovations, qui s’est ouvert hier à la Cité de l’habitat à Lutterbach, propose notamment de nombreuses solutions pour équiper sa maison dans l’esprit développement durable.
Utiliser l’eau du ciel pour arroser son jardin, alimenter sa chasse d’eau et son lave-linge, voire même son réseau d’eau potable ? De plus en plus de particuliers y songent. Et ce week-end au salon Maison et innovations, ils peuvent étudier la question et faire leur choix parmi plusieurs sociétés proposant des systèmes de récupération d’eau de pluie. Parmi elles, S.I.T.E (Société innovante de traitement de l’eau), basée à Anjoutey, assure qu’elle peut aller jusqu’à « la potabilisation de l’eau ». Néanmoins, dans la plupart des cas, leurs clients utilisent l’eau ruisselant de leur toit pour l’arrosage, la chasse d’eau et le lave-linge. Soit environ 50 % de la consommation totale. « Pour rentabiliser le système, c’est un minimum », précise Johann Croxo, co-gérant de la société.
Des cuves dans le jardin
En pratique, la récup de l’eau de pluie, ce sont des grosses cuves (entre 3 000 et 12 000 litres en général) que l’on enterre dans le jardin, et qui sont équipées de filtres et de pompes. « Dès que l’on entre de l’eau dans la maison, il faut la débactériser », précise Johann Croxo. Y compris pour les toilettes, car certaines bactéries comme la légionelle se transmettent par l’air. Cette débactérisation est assurée par un système de filtrage aux ultra-violets.
Le budget moyen pour un tel équipement se situe entre 3 000 et 10 000 euros. On rentre dans ses frais « en 7 à 10 ans ». « La progression de notre clientèle est régulière, précise Robert Vilaplana, l’autre co-gérant, mais il s’agit essentiellement de gens qui pensent écologie avant de penser économie ».
Le confort des granulés
Dans un autre domaine, celui des poêles à granulés de bois, largement présents au salon, les écolos de la première heure ont laissé place à une clientèle beaucoup plus large. Et la motivation des acheteurs est aujourd’hui clairement économique, souligne Karima Goubert, de la société Bel’Flamme, qui possède deux magasins à Belfort et Illzach.
L’avantage d’un poêle à granulés ? « C’est programmable, on peut réguler la température. Et c’est propre », explique Mme Goubert. Le stockage ? « Ce n’est pas une contrainte. Les gens qui n’ont pas de place peuvent venir au magasin, chercher une dizaine de sacs, qui assureront 15 jours de chauffage… »
Le prix d’un poêle oscille entre 2000 et 5000 euros. La tonne de granulés revient à 260 . Avec deux tonnes de granulés (soit 520 euros), on chauffe autant qu’avec 1 000 litres de fioul (près de 900 ). À vos calculettes ! Sans oublier les crédits d’impôts…
L’alu isolant
Mais un mode de chauffage propre et économique, n’est rien sans une isolation au top. Là aussi, le salon de la Cité de l’habitat propose son lot de solutions. Parmi elles, une nouveauté à découvrir au stand des sociétés Voréal (fabrication de volets battant aluminium) et Eurofermetures, basées à Cernay. Le volet battant alu, « c’est entièrement recyclable, ça ne rouille pas, ça ne se déforme pas, et ça ne nécessite pas d’entretien », assure Armand Borraccino, commercial. Néanmoins, le gros inconvénient de ce matériau, c’est qu’il s’agit d’un alliage conducteur. Laissant passer le chaud et le froid, donc. La société Voréal a trouvé la solution en plaçant un isolant entre les deux couches d’alu du volet. Résultat : « Le même coefficient d’isolation qu’un double vitrage standard », souligne Armand Borraccino. Et un petit pas de plus vers la maison écolo.
Y ALLER Aujourd’hui samedi et demain dimanche de 10 h à 19 h à la Cité de l’habitat, route de Thann à Lutterbach. Entrée, parking, animations et conférences gratuites.











