Le Tribunal Administratif du Sport (TAS) a une nouvelle fois fait fort. En répondant favorablement à la requête d’Oscar Pistorius, cet athlète sud-africain amputé des deux jambes sous les genoux, de courir avec les valides, déboutant ainsi le Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), le TAS a ouvert la porte à toutes sortes de dérives. Dorénavant, on peut courir avec des prothèses en carbone dans les courses des valides. Et demain ? La limite entre l’infirmité et la validité n’est plus si clairement établie. Et au final, le monde du handisport perd un peu de sa crédibilité.
Les prothèses de Pistorius lui procurent-elles un avantage par rapport aux valides ? L’IAAF martèle que oui, le TAS soutien que non. À coups d’experts interposés, les deux instances se coupent l’herbe sous les pieds. Pistorius, lui, est ravi. Qui peut lui en vouloir ? Pourtant, ses performances sur 400 m (46’’46) font pâlir d’envie bien plus d’un athlète. Et si ses rêves de JO de Pékin semblent difficiles à réaliser (il doit descendre sous les 45’’95), il se prépare déjà pour ceux de Londres 2012.
Alors, pour demain, on peut déjà imaginer les scénarios les plus invraisemblables. Tant que le TAS dira OK, l’IAAF n’aura qu’à faire courbette. A quand le 400 m à mini-moto ?











