À Vandoncourt (Doubs), village qui a vu naître des Croqueurs de pommes, une Maison des vergers doit voir le jour. Le permis de construire est déposé.
5000 fruitiers pour 800 âmes, 300 hectares de forêts et un verger conservatoire, riche de trente variétés de pommes, poires, cerises et prunes de Damas (auxquelles les habitants de Vandoncourt doivent leur nom). Vandoncourt, village aux fruits bien défendus depuis des décennies grâce notamment à l’action à l’action des Croqueurs de pommes.
Malheureusement, en dix ans, la commune a perdu un quart de ses arbres fruitiers et a décidé de ne pas rester les bras croisés. Pomologues, membres de la Société d’histoire naturelle, bouilleurs de cru et hommes de bonne volonté se sont lancés dans une vaste opération de sauvetage qui s’étend désormais à l’ensemble du pays de Montbéliard.
Fer de lance de cette action : l’association Vergers vivants dont l’objet est la valorisation et sauvegarde du patrimoine fruitier. Depuis l’automne dernier, elle a mis en place une équipe avec quatre personnes chargées de tailler, récolter les fruits pour des propriétaires de vergers publics ou privés.
« Il y avait une attente. Nous avons eu beaucoup de demandes de particuliers qui n’ont pas le temps d’entretenir leurs vergers », précise Patrice Vernier, vice-président de vergers vivants.
Et bientôt une maison des vergers doit voir le jour à Vandoncourt. Le bâtiment abritera un espace d’expositions, un atelier de fabrication de jus de fruits pour les propriétaires désireux de produire du jus de pomme ou dans un deuxième temps, du jus de prunes et d’autres fruits à noyaux. Un point vente assurera la promotion de fruits locaux.
Le projet, porté par l’agence de l’environnement de la Communauté d’agglomération du pays de Montbéliard, a l’ambition de faire de cette Maison un outil de connaissance du patrimoine fruitier et s’inscrit dans la future Route des vergers franco-suisse.











