Deux familles appelées à quitter la France ont été placées symboliquement sous la protection des élus de Lure.
Deux familles de demandeurs d’asile, résidentes à Lure ont reçu leur « OQTF » (obligation de quitter le territoire français) en avril. La situation de ces personnes, les Kotcharian, une famille d’Azéris composée de Leila et Chaen, les parents, de leurs enfants, Alick, 10 ans, Marcella, 7 ans et Karen, 6 ans, scolarisés à l’école du Centre de Lure, et des Veseli, des Kosovars composés des parents Kumrie et Shagir et de quatre enfants, dont deux en collège, Shaban et Albian et les plus petits Bléart et Sabrije, qui fréquentent la même école, a ému le « comité d’entraide aux réfugiés de Lure et environs », les enseignants, les parents d’élèves, les enfants dont certains ont écrit au préfet, les élus et une partie de la population.
Comme il avait été fait en son temps pour la famille Kassoev, des Yésides de Géorgie, la municipalité luronne a décidé de « parrainer » ces familles qui ont comme désir « de rester en France où elles sont bien intégrées ».
Samedi, en présence du sénateur Jean-Pierre Michel et d’élus locaux, Éric Houlley, le maire de Lure, a voulu « attirer symboliquement l’attention des pouvoirs publics sur la situation dramatique de ces deux familles… »
« La politique de l’État ne sait pas trouver à l’évidence le bon équilibre entre une maîtrise nécessaire des flux migratoires, un codéveloppement à renforcer avec les pays du Sud notamment et une tradition qui est la nôtre, d’hospitalité et d’accueil », a déclaré le premier magistrat luron.
D’où l’appel lancé à Brice Hortefeux, le ministre chargé de ces questions, et au président Sarkozy de « mieux prendre en compte des réalités humaines incontournables ». Éric Houlley a également souhaité que la France « reste fidèle aux idéaux républicains, en intégrant de nouveaux citoyens. D’où la nécessité de plaider pour une vraie politique d’immigration qui combine règles et droits, lutte contre le travail clandestin et régularisation sur critères d’un certain nombre de sans papiers ».
L’émotion qui a submergé la nombreuse assistance présente était doublée d’espoir pour ces deux familles qui vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête.











