Âgés de 19 à 25 ans, huit Grenoblois ont découvert l’ambiance du Festival international de musique universitaire. Impressions.
Loin de l’effervescence d’une soirée de Fimu, le camping international de l’étang de la Forge affiche son calme ce lundi matin.
Il est 10 h, le soleil brille sur Belfort. Allée du chemin de Ronde, cinq étudiants sont assis ou couchés sur une couverture. Un sixième dort encore sous la tente, la nuit a été courte. Deux autres sont hébergés chez l’habitant.
Esprit familial
« Nous sommes venus à huit pour assister au Fimu, répondant à l’invitation d’une amie qui fait partie des organisateurs du festival », précise Alban, qui ne regrette en rien ce choix collectivement suivi : « Acteurs et spectateurs sont unis pour une même cause : s’amuser. Un privilège d’autant plus facile qu’ici, les entrées sont gratuites ce qui est rare, voire unique, pour un festival d’une telle ampleur. Le Fimu tire sa richesse de son esprit familial. En deux jours, il n’y a eu que très peu de bagarres par rapport à la foule présente devant les différentes scènes ».
Côté coups de cœur, « Floux » se lance. Programme en main, il revit les spectacles : « La fanfare Prowpuskovic, le groupe celtique suisse Anach Cuan, les Toulousains de Charly Fiasco, les compositions traditionnelles de Re-fût de Chêne, le big-band jazz de Tribut… » Sélection non exhaustive.
« Nous avons goûté à la diversité, à toutes les musiques du monde. Nous avons fait la fête pendant, mais également après les concerts, jusqu’à 4 ou 5 h. L’ambiance était géniale ». Des propos confirmés et relayés par Guillaume : « Dans la rue, les festivaliers jouaient de la guitare, de la contrebasse. Pour les accompagner, nous avons pris des poubelles sur lesquelles nous tapions. Malgré l’heure tardive de ces manifestations, les habitants ne se plaignent pas. Ils sont présents, mais pas contraignants, c’est vraiment surprenant. Notre seul regret, c’est de ne pas avoir pu suivre des concerts de musique classique, notamment celui donné par l’orchestre de Prague. Nous avons aussi tenté de voir les élèves du grand conservatoire de Pékin, mais le théâtre du Granit affichait complet ».
Retour en Isère
Étudiants en philosophie, en sociologie ou suivant une formation Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), ils ont entre 19 et 25 ans. Pour eux, le long week-end s’achève : démonter les tentes, plier les matelas, ranger le tout. Faire le chemin inverse, parcourir 450 kilomètres en voiture, malgré la fatigue, jusqu’au chef-lieu de l’Isère. Une longue route peuplée de souvenirs qu’ils ont bien l’intention de renouveler. « Nous reviendrons ! » ont-ils en effet promis en… chœur.
sylvain.michel alsapresse.com











