Depuis hier, Jebsheim compte dans ses murs une centenaire en la personne de Jeanne Bentz, également doyenne du village. Le maire, Jean-Claude Kloepfer, assisté des adjoints, Alfred Selig, Alfred Oberlin et Jean-Paul Klein, de conseillers municipaux ainsi que du premier vice-président de la Mutualité Sociale Agricole, Paul André Foellner, se sont rendus à son domicile pour lui présenter leurs vœux, ceux de leurs concitoyens et adhérents et lui remettre, chacun, un bel arrangement.
Bien que connaissant des problèmes de vue, ne lui permettant plus les sorties et promenades en ville, la nouvelle centenaire, encore fort lucide et témoignant d’une mémoire sans faille, était entourée de son fils Bernard, de son neveu Jean-Paul Bentz et de son épouse thaïlandaise Wanla, de ses amis Jean-Jacques Lohr, Maurice Zehnacker et Antoine Muller et de leur épouse respective. L’entente musicale Concordia de Jebsheim et Renaissance d’Andolsheim, respectivement présidée par Denis Ritzenthaler et Jacques Urban, a rehaussé ce grand événement d’airs populaires entraînants, fort applaudis par l’assistance et Jeanne Bentz.
Un exemple à suivre
Jean-Claude Kloepfer lui a souhaité un joyeux anniversaire au nom du conseil municipal en soulignant « Tous les Jebsheimois prendront exemple sur vous pour la longévité ». Il lui a encore remis un tableau de la place de l’église Saint-Martin, en 1900, alors que Joël Henny, conseiller municipal, au nom des élus lui a offert deux tomes portant sur le patrimoine des communes du Haut-Rhin. Paul André Foellner l’a aussi félicité pour son centenaire tout en rappelant que son défunt mari était affilié à la MSA, comme elle l’est encore aujourd’hui. Très touchée par ces gestes à son égard, Jeanne Bentz a remercié l’ensemble des personnes présentes avant de les inviter à lever le verre de l’amitié, accompagné de délicieux nems « maison » préparés par Wanla et d’autres gâteries. Un moment de franche convivialité permettant à Jeanne d’évoquer pleins de souvenirs de jeunesse.
La Libération en 1918
Quatrième d’une fratrie de cinq filles des époux Henri Steib et Henriette Jehl, elle est née le 12 mai 1908 à Colmar et a passé sa jeunesse à Strasbourg, où elle a eu la grande joie d’y vivre la Libération, en 1918.
Jeanne se souvient encore que la population avait dansé dans les rues avec les soldats.
En 1941, elle a uni sa destinée à celle d’Albert Bentz, caissier au Crédit Mutuel du village durant quarante-deux années. La banque se trouvait à son domicile jusqu’à sa retraite.
Deux enfants sont nés de cette union : Bernard, qui réside au domicile maternel, et Yolande, qui a fondé son foyer à Annecy, en Haute-Savoie. Très active, Jeanne Bentz a effectué du repassage à domicile jusqu’à un âge fort avancé. Le 5 avril 1996, elle a eu la douleur de perdre son compagnon de vie. Tout en se reposant de cette longue vie de labeur, la doyenne aime beaucoup rencontrer les gens.
L’Alsace adresse à Jeanne Bentz ses meilleurs vœux et félicitations à l’occasion de son centenaire.











